La Baixa, à Lisbonne : ville pombaline, praça do Comércio, Rossio

La Baixa est la seule partie de Lisbonne qui soit plate et droite : reconstruite en damier après le séisme de 1755 par le marquis de Pombal, entre la place du Commerce et le Rossio, c'est le centre par où tout le monde passe, rues piétonnes et terrasses comprises. À voir, et comment en sortir.

Mis à jour le Faits vérifiés — sources en bas de page


Le tram devant la Sé, entre la Baixa et Alfama

Les repères

  • 1er novembre 1755 Le tremblement de terre, le tsunami et l'incendie qui ont rasé la basse ville ; le marquis de Pombal la fait reconstruire en grille, avec des immeubles à ossature de bois antisismique : la « gaiola pombalina ».
  • Praça do Comércio L'ancien Terreiro do Paço, ouverte sur le Tage, avec la statue équestre de José Ier (1775) et l'arc de la rua Augusta (achevé en 1875), dont on visite le sommet.
  • Rossio La place D. Pedro IV, ses vagues de pavés, ses fontaines, le théâtre national D. Maria II ; à côté, la gare de Rossio (1890) et son portail néomanuélin, départ des trains pour Sintra.
  • Tout à pied Quatre stations de métro (Terreiro do Paço, Baixa-Chiado, Rossio, Restauradores), le tram 15E pour Belém, le 28E pour Alfama ; l'ascenseur de Santa Justa est fermé depuis septembre 2025.
  • À éviter Les restaurants à rabatteurs de la rua Augusta et des rues parallèles : mêmes plats, deux fois le prix ; les bonnes tables sont dans les rues transversales ou un quartier plus loin.

Ce qu’on vient voir

La praça do Comércio : la plus grande place de la ville, trois côtés d’arcades jaunes et le quatrième ouvert sur le fleuve, avec le Cais das Colunas où l’on descend au niveau de l’eau ; le Lisboa Story Centre raconte le séisme en une heure, l’arc de la rua Augusta se monte (ascenseur puis escalier) pour la vue sur la grille de la Baixa et le château. Sous les arcades, le café Martinho da Arcada (1782), le plus ancien de la ville, où Pessoa avait sa table.

La rua Augusta et ses parallèles (Ouro, Prata, Sapateiros), piétonnes, alignent boutiques, pastelarias et musiciens de rue ; le MUDE, musée du design et de la mode, rouvert en 2024 dans l’ancienne Banque nationale d’outre-mer, vaut une heure ; les Armazéns do Chiado et l’Elevador de Santa Justa (1902, fermé) marquent la limite avec le Chiado. Le Núcleo Arqueológico de la rua dos Correeiros, dans les sous-sols d’une banque, montre des vestiges romains et le sol d’avant 1755.

Le Rossio et ses alentours : la place elle-même, le théâtre D. Maria II (1846) sur le site de l’ancien tribunal de l’Inquisition, l’église de São Domingos aux murs rougis par l’incendie de 1959 et sa mémoire du massacre de 1506, la praça da Figueira où partent les trams pour Belém, et, dans le largo de São Domingos, A Ginjinha (1840), le comptoir où l’on boit debout la liqueur de griotte. Plus au nord, la praça dos Restauradores, l’avenue de la Liberdade et ses platanes, et le bas de la calçada da Glória, dont le funiculaire est à l’arrêt.

Comment en profiter

La Baixa se traverse en vingt minutes du fleuve au Rossio ; elle sert surtout de base pour rayonner : Alfama et le château par la Sé à l’est, le Chiado et le Bairro Alto à l’ouest (par les escalators de Baixa-Chiado plutôt que par les escaliers de la rua do Carmo), Belém par le tram 15E de la praça da Figueira, la rive sud par le bac de Cais do Sodré, Sintra par le train de Rossio. Le matin tôt, la place du Commerce est vide et la lumière sur le fleuve superbe ; le soir, les terrasses du Cais das Colunas pour le coucher de soleil, puis Cais do Sodré ou le Bairro Alto pour la suite (vie nocturne).

Dormir dans la Baixa, c’est la commodité absolue (plat, métro, gares) contre le bruit, les groupes et des prix d’hôtel élevés ; les rues de la Prata et des Douradores sont plus calmes que la rua Augusta. La ville quartier par quartier : Lisbonne, guide de voyage ; ce qu’il faut savoir des pickpockets du centre : sécurité à Lisbonne.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le « style pombalin » ?

L'architecture de la reconstruction de 1755 : des rues en damier, des immeubles standardisés de quatre étages à façades sobres et azulejos, et une cage de bois intérieure (gaiola) conçue pour résister aux séismes, l'une des premières constructions antisismiques d'Europe.

Peut-on monter sur l'arc de la rua Augusta ?

Oui, par un ascenseur puis un escalier étroit jusqu'à la terrasse, sur billet ; la vue plonge sur la rua Augusta, la place et le fleuve. Compter une demi-heure, moins de foule qu'au château.

Où manger dans la Baixa sans se faire avoir ?

Fuyez les menus illustrés et les rabatteurs de la rua Augusta ; les tascas des rues dos Correeiros, dos Sapateiros ou de la rua das Portas de Santo Antão (spécialisée en poissons et fruits de mer, touristique mais correcte) et les pastelarias de quartier servent un prato do dia à prix honnête.

Sources officielles et références

  1. Museu de Lisboa — histoire de la ville (reconstruction pombaline après le séisme du 1er novembre 1755) — consulté le 18.9.2026
  2. Carris — histoire (Elevador de Santa Justa, 1902) — consulté le 18.9.2026
  3. Lisboa Para Pessoas — Santa Justa et les funiculaires fermés depuis le 3.9.2025 (1.9.2026) — consulté le 18.9.2026
  4. Metropolitano de Lisboa — tarifs 2026 (1,90 € le billet Carris/Metro, 7,25 € les 24 h) — consulté le 18.9.2026
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