Les règles 2026
- 360 jours De salaires enregistrés au cours des 24 mois précédant le chômage (les périodes cotisées en France comptent, via le formulaire U1).
- 65 % Du salaire brut de référence (moyenne des 12 mois précédant les deux derniers), sans dépasser 75 % du net ; minimum 617,70 € (1,15 IAS) si vous gagniez au moins le salaire minimum, maximum 1 342,83 € (2,5 IAS).
- 150 à 540 jours Selon l'âge et la durée de cotisation, plus des bonus de 30 à 60 jours par tranche de 5 ans cotisés dans les 20 dernières années.
- 90 jours Pour s'inscrire à l'IEFP (le service de l'emploi) et déposer la demande sur la Segurança Social Direta ; passé ce délai, on perd des jours.
Qui a droit au subsídio de desemprego
Un salarié dont le contrat prend fin involontairement (licenciement, fin de CDD, rupture pour non-paiement de salaire, licenciement collectif, accord de rupture dans certains cas) et qui a 360 jours de salaires enregistrés dans les 24 derniers mois. Les démissions n’ouvrent pas droit, sauf motifs prévus par la loi. Les indépendants relèvent d’un régime distinct (subsídio por cessação de atividade, sous conditions de dépendance économique). Celui qui n’atteint pas 360 jours mais en a 180 peut demander le subsídio social de desemprego, soumis à conditions de ressources.
Vos années en France comptent : le règlement européen 883/2004 totalise les périodes d’assurance de tous les États membres. Demandez à France Travail le document U1 avant de partir (ou après, via le Cleiss) et joignez-le à la demande portugaise. C’est le Portugal, dernier pays d’emploi, qui verse l’allocation, calculée toutefois sur les seuls salaires portugais.
Combien
Le salaire de référence est la moyenne des rémunérations des 12 mois qui précèdent les deux mois antérieurs au chômage (mois 3 à 14, primes comprises), divisée par 360 pour obtenir un montant journalier. L’allocation est 65 % de ce montant, dans les limites suivantes :
| Montant mensuel 2026 | |
|---|---|
| Minimum (si le salaire de référence atteignait le salaire minimum de 920 €) | 617,70 € (1,15 IAS) |
| Maximum | 1 342,83 € (2,5 IAS) |
| Plafond relatif | 75 % du salaire net de référence |
Majoration de 10 % si le conjoint est aussi au chômage avec des enfants à charge, ou pour un parent isolé. Exemple du guide officiel : 14 000 € de salaires sur douze mois → 38,89 € par jour → 38,89 × 30 × 65 % = 758 € par mois.
Combien de temps
| Âge | Moins de 15 mois cotisés | 15 à 24 mois | 24 mois et plus | Bonus par 5 ans cotisés (20 dernières années) |
|---|---|---|---|---|
| Moins de 30 ans | 150 jours | 210 jours | 330 jours | +30 jours |
| 30 à 39 ans | 180 jours | 330 jours | 420 jours | +30 jours |
| 40 à 49 ans | 210 jours | 360 jours | 540 jours | +45 jours |
| 50 ans et plus | 270 jours | 480 jours | 540 jours | +60 jours |
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Après épuisement, un subsídio social de desemprego subsequente peut prendre le relais, sous conditions de ressources, pour une durée dépendant de l’âge. Reprendre un emploi à salaire inférieur permet, sous conditions, de cumuler partiellement allocation et salaire.
Les démarches
- S’inscrire à l’IEFP (centre d’emploi de votre commune ou iefponline) comme demandeur d’emploi.
- Déposer la demande sur la Segurança Social Direta, avec la déclaration de situation de chômage remplie par l’employeur (modelo RP5044), l’IBAN, et le U1 pour les périodes françaises.
- Respecter les obligations : présentation aux convocations, recherche active, acceptation d’un emploi convenable ; les manquements suspendent ou annulent l’allocation.
Le premier paiement intervient en général dans le mois suivant la décision.
Chômeur en France et projet portugais : le U2
Indemnisé par France Travail, vous pouvez chercher du travail au Portugal en conservant vos allocations françaises pendant trois mois (prolongeables jusqu’à six selon les cas) : demandez le document U2 avant le départ et inscrivez-vous à l’IEFP dans les sept jours suivant l’arrivée. Si vous ne trouvez pas, vous devez rentrer avant la fin des trois mois pour conserver vos droits restants. La procédure complète est décrite dans déménager au Portugal.
Retour en France après un emploi au Portugal
Si vous perdez votre emploi au Portugal et rentrez en France, c’est en principe le Portugal qui indemnise (dernier État d’emploi), avec possibilité d’exporter l’allocation trois mois vers la France (U2 portugais). Si vous résidiez en France tout en travaillant au Portugal (frontalier ou télétravail), c’est la France qui indemnise sur la base des périodes portugaises attestées par le U1 délivré par la Segurança Social. Les cas mixtes se règlent avec le Cleiss. L’ensemble des démarches du retour (impôts, Sécu, bail, consulat, CPAM) : rentrer en France.
Questions fréquentes
Un CDD non renouvelé ouvre-t-il droit au chômage ?
Oui : la fin d'un contrat à durée déterminée est un chômage involontaire, à condition d'avoir les 360 jours de salaires sur 24 mois (périodes françaises comprises).
L'allocation est-elle imposable ?
Le subsídio de desemprego n'est pas soumis à l'IRS ni aux cotisations sociales ; il n'a pas à être déclaré comme revenu.
Puis-je toucher le chômage portugais et vivre en France ?
Seulement pendant l'export de trois mois (U2) pour chercher un emploi en France ; au-delà, vous devez résider au Portugal et rester disponible pour l'IEFP.
Sources officielles et références
- Segurança Social — Guia prático : Subsídio de desemprego (prazo de garantia, montante, quadro de durações, 2026) — consulté le 18.9.2026
- gov.pt — Requerer o subsídio de desemprego (inscrição no IEFP e pedido em 90 dias) — consulté le 18.9.2026
- France Travail — Je pars chercher un emploi en Europe (document U2, 3 mois, inscription sous 7 jours) — consulté le 18.9.2026
- Cleiss — Formulaire U1 : périodes à prendre en compte pour les prestations de chômage — consulté le 18.9.2026