Aveiro et Costa Nova : la « Venise portugaise » à une heure de Porto

Aveiro est l'excursion facile depuis Porto : une heure de train, une petite ville plate au bord d'une lagune, des canaux parcourus en barque peinte, des façades Art nouveau, un dessert au jaune d'œuf, et à dix minutes une plage immense bordée de maisons rayées. Rien de grandiose, tout d'agréable.

Mis à jour le Faits vérifiés — sources en bas de page


Les repères

  • 1 heure de train Depuis Porto (trains urbains depuis São Bento et Campanhã, 76 km ; Alfa Pendular et Intercidades plus rapides), 2 h 15 environ depuis Lisbonne ; la gare est à quinze minutes à pied du centre.
  • Moliceiros Les barques à proue peinte qui ramassaient les algues (moliço) de la lagune promènent aujourd'hui les visiteurs sur les canaux, en 45 minutes environ ; départ du canal central, prix affiché sur les quais.
  • Ovos moles Le dessert de la ville, jaune d'œuf sucré enfermé dans une hostie en forme de coquillage, protégé par une IGP depuis 2008 ; se mange à la pièce dans les pâtisseries du centre.
  • Costa Nova Les maisons rayées (palheiros) face à la Ria, à 10 km, avec la plage de Barra et le phare le plus haut du Portugal (62 m) juste à côté.
  • Art nouveau Une trentaine de façades du début du XXe siècle dans le centre, et un musée dédié : Aveiro est la ville Art nouveau du Portugal.

Que voir à Aveiro

  • Les canaux : le canal central bordé de façades colorées, le canal de São Roque et ses ponts, les marais salants (marinhas) à l’ouest où l’on récolte encore le sel et la fleur de sel (le miel et le sel du Portugal) ; le tour en moliceiro fait tout ça en trois quarts d’heure.
  • Le quartier de la Beira-Mar, ancien quartier des pêcheurs, ruelles et maisons basses, le marché aux poissons et sa halle métallique.
  • Les façades Art nouveau : rue João Mendonça et autour du canal, et le musée Art nouveau (Casa Major Pessoa) avec son salon de thé.
  • Le musée d’Aveiro (Santa Joana), dans l’ancien couvent de Jésus : le tombeau baroque de la princesse Jeanne, azulejos et talha dorée, le plus beau monument de la ville.
  • La cathédrale (Sé) et l’église da Misericórdia, la gare et ses panneaux d’azulejos, le parc de la ville.
  • L’université, un campus des années 1990 signé par les grands architectes portugais (Siza, Souto de Moura, Carrilho da Graça), à l’entrée des salines.

Costa Nova, Barra, Ílhavo, São Jacinto

À 10 km à l’ouest, le cordon de dunes entre lagune et océan : Costa Nova, ses maisons rayées de rouge, bleu, vert ou jaune, anciens abris de pêcheurs (palheiros) devenus résidences de vacances, son marché du dimanche et ses restaurants de poisson face à la Ria ; Praia da Barra, immense, surveillée l’été, avec le phare de Barra (62 m, le plus haut du pays, ouvert à la visite certains après-midi) ; Ílhavo, la ville de la morue, avec le musée maritime (aquarium de morues, bateaux de la pêche à Terre-Neuve) et le musée de la manufacture de porcelaine Vista Alegre (1824, visite de l’usine, hôtel) ; São Jacinto, sur la rive nord, réserve naturelle de dunes accessible en ferry depuis le Forte da Barra. L’été, les bus Aveirobus relient le centre à Barra et Costa Nova ; le vélo est la meilleure façon de circuler (pistes plates le long de la Ria, sur le tracé de l’EuroVelo 1). Plus au sud, après Mira et la Tocha, la côte continue jusqu’à Figueira da Foz et au cap Mondego, à 60 km.

Manger

Les ovos moles d’abord, puis les autres douceurs conventuelles (tripas de Aveiro, crêpes fourrées) ; l’enguia (anguille de la lagune, en caldeirada ou frite), le bacalhau à Ílhavo, les mexilhões et le poisson grillé à Costa Nova ; les vins de la Bairrada voisine (baga, mousseux) et, à Mealhada, sur la route de Coimbra, le leitão rôti (la cuisine portugaise).

Venir et rester

En train, la solution : trains urbains de Porto toutes les demi-heures environ (une heure), Alfa et Intercidades de Lisbonne (2 h 15 environ) et de Porto (une quarantaine de minutes) ; en voiture, l’A1 (76 km de Porto, 253 km de Lisbonne). Une journée suffit pour la ville et Costa Nova ; deux jours permettent Ílhavo, São Jacinto et la Bairrada. Hôtels et logements de charme dans le centre ; l’été, Costa Nova et Barra sont pleines de familles portugaises.

Y vivre

Aveiro est aussi une ville universitaire et industrielle (céramique, technologie, port) où il fait bon vivre : gain moyen 1 619 € en 2024 (au-dessus de la moyenne nationale), logements à 1 627 €/m² dans la région, chômage à 5 % dans le Centre, plages et Porto à une heure. Le rapport salaire / loyer est l’un des meilleurs du littoral (vivre à Aveiro, quelle ville pour travailler, régions et villes moyennes).

Questions fréquentes

Aveiro vaut-elle une journée depuis Porto ?

Oui, c'est l'excursion la plus simple : une heure de train, un centre qui se visite à pied en une matinée, l'après-midi à Costa Nova ; à comparer avec Braga et Guimarães (histoire) ou le Douro (paysage).

Peut-on se baigner à Aveiro ?

Pas dans la lagune, mais à Barra et Costa Nova, à 10 km : eau fraîche (16–18 °C l'été), vagues, plages surveillées du 13 juin au 13 septembre en 2026 (Pavillon bleu toutes les deux) ; la Ria se pratique en kayak, paddle et voile. Les autres plages de la côte : les plages du Portugal.

Quand venir ?

Mai–juin et septembre pour la lumière et le calme ; l'été pour les plages et les fêtes ; l'hiver est doux mais humide (866 mm de pluie par an à Coimbra, la station la plus proche : quand partir).

Sources officielles et références

  1. OSRM / OpenStreetMap — distances routières (Porto–Aveiro 76 km, Lisbonne–Aveiro 253 km), calculées le 18.9.2026 — consulté le 18.9.2026
  2. DGADR — Ovos moles de Aveiro, indication géographique protégée (IGP, 2008) — consulté le 18.9.2026
  3. INE — Aveiro : gain moyen 2024 (1 619 €), prix médian des logements de la Região de Aveiro 12 mois à mars 2026 (1 627 €/m²), chômage Centro 2025 (5,0 %) — consulté le 18.9.2026
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