Le gouvernement veut un nouveau modèle d’entrée dans la carrière enseignante.

Le gouvernement veut un nouveau modèle d'entrée dans la carrière enseignante.

Dans un document diffusé par le Ministère de l’Éducation, des Sciences et de l’Innovation (MECI), envoyé aux syndicats pour la réunion de négociation de mercredi, est présentée la proposition du ministère pour réviser le Statut de Carrière des Enseignants (ECD), qui, selon les autorités, « clarifie et systématise les régimes applicables, renforçant la cohérence entre l’ECD et la Loi Générale du Travail dans les Fonctions Publiques (LTFP), tout en préservant la nature spéciale de la carrière enseignante ».

 

En matière de recrutement, la proposition prévoit un « concours national centralisé » comme « instrument structurant », et « en observance des principes généraux de l’Administration Publique », l’entrée dans la carrière se faisant par contrat de travail dans les fonctions publiques, à durée indéterminée, tout en maintenant des mécanismes de vérification de l’intégrité des enseignants, notamment la présentation d’un extrait de casier judiciaire.

L’entrée dans la carrière suppose une année initiale de période d’essai, avec l’accompagnement d’un enseignant désigné, et sa réussite détermine « le maintien ou la cessation du lien contractuel ».

« Il est prévu une dispense de la période d’essai pour les enseignants qui, l’ayant déjà réalisée, retournent à l’école après une interruption de l’exercice des fonctions enseignantes pour une période inférieure à cinq ans, assurant une exigence, prévisibilité et cohérence lors de l’entrée définitive dans la carrière », prévoit encore la proposition.

Le document clarifie également dans la législation le concept d’enseignant, exprimant la nécessité d’une « formation scientifique et pédagogique légalement prévue », mais « sans préjudice, de manière exceptionnelle et transitoire, de permettre l’exercice de la fonction enseignante uniquement avec la formation scientifique légale éligible ».

Sur ce point, la proposition prévoit un régime exceptionnel et transitoire, autorisant « la conclusion d’un contrat à terme, d’une durée maximale de trois ans, avec la conclusion d’un contrat à terme, d’une durée maximale de trois ans ».

« L’obtention de cette formation pédagogique détermine la conversion du lien, tandis que son absence entraîne la caducité du contrat », avance le document.

Dans le document pour la réunion dédiée à négocier les sujets de la qualification pour l’enseignement, du recrutement et de l’admission dans le cadre de l’ECD, « le MECI s’engage à initier, en parallèle, un processus structuré de révision du cadre législatif connexe », notamment les décrets relatifs aux groupes de recrutement et aux qualifications pour l’enseignement.

« Le processus de révision législative sera développé sur la base d’une évaluation technique fondée, assurant un processus pluriel et la due audition des structures représentatives du secteur. Cette révision se déroulera en parallèle avec la négociation de l’ECD, garantissant une cohérence normative et évitant les dissonances entre l’ECD et les régimes juridiques qui régulent l’accès et l’exercice de la profession », conclut le document.

À propos de la réunion de mercredi, la Fédération Nationale des Enseignants (Fenprof) a publié aujourd’hui un communiqué dans lequel elle regrettait et critiquait non seulement le report de la ronde de négociation initialement prévue pour début février, mais aussi le fait que jusqu’à ce matin elle n’avait pas reçu la proposition de négociation du ministère, profitant également du communiqué pour tracer des lignes rouges.

« Sur les sujets en analyse, la Fenprof réaffirme sa position : elle n’acceptera aucune diminution des qualifications pour l’enseignement, ni la fin ou la limitation du concours national, par qualification professionnelle, instruments essentiels pour garantir la transparence, l’équité et la qualité dans l’accès à la profession », a-t-elle affirmé dans le communiqué.

IMA // SF

Lusa/fin