Bruxelles approuvera un plan pour des prêts de 5,8 milliards en Défense.

Bruxelles approuvera un plan pour des prêts de 5,8 milliards en Défense.

« Nous avons proposé le SAFE [Instrument pour l’Action de Sécurité pour l’Europe], notre initiative d’achat conjoint, il y a moins d’un an, et […] nous avons maintenant les plans des États membres. Nous prévoyons d’en approuver la moitié dès cette semaine », a annoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors de déclarations à un petit groupe de journalistes à Bruxelles, y compris Lusa.

 

Des sources européennes ont indiqué à Lusa que huit pays, sur 18 candidats, verront leurs plans approuvés mercredi prochain, à savoir le Portugal, la Roumanie, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, le Danemark, l’Espagne et la Croatie.

Le SAFE, proposé en mars de l’année dernière par la Commission européenne, accordera jusqu’à 150 milliards d’euros de prêts à long terme à des taux favorables aux États membres de l’UE pour des investissements dans les capacités de défense.

Ces prêts, qui doivent être exécutés d’ici 2030, financeront des efforts d’acquisition urgents et à grande échelle.

Au Portugal ont été attribués 5,8 milliards d’euros, pour lesquels le pays a soumis, en novembre dernier, un plan visant le rééquipement des forces armées.

« Tout cela en moins d’un an depuis la proposition [du SAFE], une vitesse impressionnante et un véritable succès », a observé Ursula von der Leyen.

Selon la présidente, « l’année dernière [2025] a été historique pour la défense européenne », car « plus de financements ont été attribués à la défense en une seule année que dans les dix années précédentes » et ont progressé plus rapidement.

Dans ces déclarations, la dirigeante de l’exécutif communautaire a également abordé la guerre en Ukraine causée par l’invasion russe, qui entrera en février prochain dans sa quatrième année, soulignant que « la première ligne de défense sera et est constituée par les forces armées ukrainiennes, bien entraînées, expérimentées et bien équipées », tandis que la seconde concerne le soutien des alliés dans le cadre de la Coalition de la bonne volonté sur l’Ukraine.

« Il est très positif que les Américains soient impliqués, notamment dans la vérification et la surveillance, mais aussi en tant que sauvegarde. Actuellement, les garanties de sécurité sur la table sont substantielles, solides et bien définies », a-t-elle ajouté.

Pour Ursula von der Leyen, « le plan de paix et les garanties de sécurité sont le résultat de négociations difficiles et de beaucoup de travail de la part des Ukrainiens, des États-Unis, de l’Europe et de la Coalition de la bonne volonté, il revient maintenant à la Russie de montrer qu’elle est intéressée par la paix ».

[Mis à jour à 18h23]