Le décret-loi qui conclut le processus de désignation de la ZEC de Peneda/Gerês a été publié aujourd’hui au Journal Officiel, établissant un cadre légal pour une « protection spéciale » visant « le maintien ou le rétablissement de l’état de conservation favorable des habitats naturels ou semi-naturels et des populations d’espèces sauvages avec une présence significative dans cette zone, y compris la bonne condition écologique des biotopes utilisés par ces espèces ».
Le Plan de Gestion mis en discussion publique par l’Institut pour la Conservation de la Nature et des Forêts (ICNF) précise que cette ZEC, couvrant 89 574 hectares, « correspond à une vaste zone territoriale, englobant une série de massifs et de reliefs granitiques qui marquent profondément le paysage du nord-ouest péninsulaire, où les altitudes dépassant 1300 mètres sont fréquentes ».
« Dans la ZEC Peneda/Gerês, on trouve de manière significative 21 types d’habitats et 27 espèces de la flore et de la faune. La ZEC revêt une importance particulière pour la conservation de 16 types d’habitats, huit espèces de la flore et 14 espèces de la faune, valeurs qui constituent des priorités de conservation et pour lesquelles des mesures de gestion plus urgentes s’imposent », ajoute-t-il.
La ZEC Peneda/Gerês est située dans les municipalités de Montalegre, dans le district de Vila Real, de Terras de Bouro, Vila Verde, Amares et Vieira do Minho dans le district de Braga, ainsi qu’à Arcos de Valdevez, Ponte da Barca et Melgaço dans le district de Viana do Castelo.
Selon le décret-loi, « lors de l’élaboration, de la modification ou de la révision du programme spécial du Parc National de Peneda-Gerês, dont la zone d’intervention porte sur la ZEC Peneda/Gerês, un régime de protection garantissant les objectifs » de protection de la ZEC doit être établi.
Le document interdit « l’installation de nouvelles exploitations de dépôts et de masses minérales et l’agrandissement des existantes par augmentation de la zone licenciée, ainsi que la prospection et la recherche de ressources géologiques ».
Par ailleurs, la construction sur sol non urbain est interdite dans la ZEC, à l’exception des infrastructures et équipements de soutien à la conservation de la nature, à la visite, au tourisme et aux activités agricoles ou forestières, ou des équipements d’utilisation collective de nature publique et des infrastructures territoriales, entre autres.
Sous réserve de l’avis favorable de l’ICNF, « l’installation, sur sol non urbain, d’infrastructures électriques et téléphoniques, aériennes ou souterraines », ainsi que « de télécommunications, de transport de gaz naturel ou d’autres combustibles, d’approvisionnement en eau et d’assainissement de base et d’exploitation des énergies renouvelables » est autorisée.
Les « activités motorisées, sportives ou récréatives, en dehors des routes et des chemins ou autres espaces destinés à cet effet, sur sol non urbain » sont également interdites.
Il est aussi interdit « l’introduction dans la nature et le repeuplement d’espèces exotiques de la flore et de la faune, sauf si cela est démontré être la seule action efficace pour la conservation de la nature ou la sauvegarde de la santé ou de la sécurité publiques ».
La surveillance du respect du décret-loi incombe à l’ICNF, aux Commissions de Coordination et de Développement Régional, à la GNR et à la PSP.
L’ICNF est « l’autorité compétente pour le traitement des infractions administratives et l’application des amendes et des sanctions accessoires ».