Vers 14h45 à Lisbonne, l’indice industriel Dow Jones augmentait de 0,33%, atteignant 39 723,18 points.
Au même moment, le Nasdaq technologique progressait de 0,75% pour atteindre 16 510,87 points.
À l’opposé, le S&P 500 reculait de 0,34% à 5 250,11 points.
Jeudi, la Bourse de New York avait clôturé avec l’indice sélectif Dow Jones Industrial Average en baisse de 2,50%, le Nasdaq technologique chutant de 4,31% et le S&P 500 perdant 3,46%.
Les principales bourses européennes ont inversé la tendance haussière à l’ouverture, et l’euro montait à plus de 1,14 dollar, après que le gouvernement chinois a annoncé une nouvelle augmentation des taxes imposées sur les produits en provenance des États-Unis.
À 10h00 à Lisbonne, l’EuroStoxx 600 reculait de 1,12% pour atteindre 481,84 points.
Les bourses de Londres, Paris et Francfort baissaient respectivement de 0,34%, 1,13% et 1,39%, tandis que celles de Madrid et Milan se dépréciaient de 0,65% et 1,41%.
La bourse de Lisbonne maintenait la tendance de l’ouverture et à 10h00, l’indice principal, le PSI, progressait de 0,94% atteignant 6 465,31 points.
L’euro atteignait un nouveau sommet à 1,1415 dollar, depuis le 9 février 2022, sur le marché des changes de Francfort, contre 1,1197 dollar jeudi.
Le prix de l’once d’or, un actif refuge, augmentait à un nouveau sommet historique de 3 218,09 dollars, contre 3 158,59 dollars jeudi.
Le gouvernement chinois a annoncé aujourd’hui une hausse à 125% des taxes imposées sur les produits en provenance des États-Unis, maintenant sa politique de riposte face aux hausses tarifaires sur les biens chinois décrétées par Washington.
La guerre commerciale entre les deux plus grandes économies du monde s’est rapidement intensifiée, en pleine période de grande volatilité des marchés.
La Chine insiste sur le fait qu’elle ne souhaite pas de guerre commerciale, mais qu’elle « n’a pas peur de l’affronter si nécessaire ».
La mesure prise par Pékin, qui entrera en vigueur samedi, a été confirmée par le Comité des tarifs douaniers du Conseil des affaires de l’État (exécutif chinois) dans une déclaration officielle, dans laquelle il a condamné la politique commerciale des États-Unis comme une « grave violation » des règles du commerce international et « unilatéralisme coercitif ».
Dans un retournement de situation, le président américain, Donald Trump, a annoncé mercredi soir une suspension de 90 jours des soi-disant « tarifs réciproques » imposés au reste du monde, mais a maintenu et aggravé les taxes imposées à la Chine.
La Maison Blanche a précisé jeudi que le tarif total sur les produits chinois est de 145%, car il a fallu y ajouter le tarif de 20% qui avait été préalablement imposé à la Chine en raison de la crise du fentanyl.
La presse officielle chinoise a souligné, ces derniers jours, que le pays asiatique a diversifié les destinations de ses exportations au cours des cinq dernières années, il n’est donc pas aussi vulnérable à une guerre commerciale avec les États-Unis qu’il l’était pendant la première présidence de Trump (2017-2021).