Les résultats de la séance indiquent que l’indice sélectif Dow Jones Industrial Average a gagné 0,62 %, le Nasdaq technologique a augmenté de 1,07 % et le S&P500 élargi s’est apprécié de 0,58 %.
« Un accord commercial – même s’il s’agit d’une déclaration d’intentions – est ce que les investisseurs attendaient », a commenté, dans une note analytique, Chris Zaccarelli de Northlight Asset Management.
Trump a annoncé une première trêve dans sa guerre commerciale mondiale, sous la forme d’un engagement « historique » avec le gouvernement britannique, bien que les détails du texte indiquent une dimension limitée.
L’engagement, négocié depuis plusieurs semaines, augmentera les importations britanniques en provenance des États-Unis, de « plusieurs milliards de dollars », concernant « en particulier le bœuf, l’éthanol et presque tous les produits que produisent nos chers agriculteurs », a déclaré Trump.
Du côté britannique, le Premier ministre Keir Starmer a qualifié l’accord d' »extrêmement important » pour les industries automobile et sidérurgique britanniques. En particulier, la taxe de 25 % imposée par les États-Unis sur les voitures importées sera réduite à 10 % dans le cas des véhicules britanniques, selon Downing Street.
Une source du gouvernement britannique a précisé à l’AFP qu’il ne s’agit pas d’un accord de libre-échange entre les deux alliés historiques, mais plutôt d’un « document de conditions générales » conduisant à un engagement, ainsi qu’un cadre pour des discussions approfondies ultérieurement.
« Le Royaume-Uni peut être la première pierre du domino à tomber, le premier des nombreux accords commerciaux à être conclu », a admis Sam Stovall, de la CFRA, lors de déclarations à l’AFP.
« Si le gouvernement (des États-Unis) conclut d’autres accords, cela contribuera à la guérison d’un marché boursier malmené cette année », a ajouté Chris Zaccarelli.
Trump a déjà déclaré que tant la Chine que l’Union européenne souhaitent parvenir à un accord avec lui.
« Les opérateurs du marché se concentrent maintenant en particulier sur Genève, où les États-Unis et la Chine vont discuter de leurs divergences ce week-end », selon José Torres de Interactive Brokers dans un texte analytique.
Trump a prévu que les négociations avec Pékin seront « considérables », exigeant que le marché chinois « s’ouvre » aux entreprises américaines.
Par ailleurs, les investisseurs restent optimistes après la décision de la Réserve fédérale (Fed) de maintenir son taux d’intérêt de référence.
Lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion où cela a été décidé, le président de la banque centrale, Jerome Powell, « a simplement rappelé que la Fed reste dépendante des statistiques économiques, qui continuent d’être bonnes », ce qui a rassuré les investisseurs, selon Sam Stovall.
Parmi les indicateurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont été inférieures à celles de la semaine précédente et sont même en dessous des prévisions des économistes.
Parmi les actions cotées, et le jour où l’accord commercial anglo-américain a été annoncé, Boeing a clôturé avec une valorisation de 3,4 %, après que le secrétaire au Commerce a déclaré qu’une compagnie aérienne britannique allait annoncer une commande de 10 milliards de dollars au constructeur aéronautique.