Le Dow Jones Industrial Average a baissé de 0,45%, le Nasdaq technologique a reculé de 0,30% et le S&P 500, plus large, a perdu 0,25% en fin de séance.
« Nous observons une certaine réalisation de bénéfices après une forte hausse et avant la publication de données économiques importantes », a déclaré Adam Sarhan, de 50 Park Investments, à l’agence de presse France-Presse.
L’indice des prix à la consommation aux États-Unis, qui mesure l’inflation pour les consommateurs, sera publié mardi. Il sera suivi de l’inflation des producteurs (IPP) jeudi.
Ces données « peuvent influencer les attentes concernant les baisses de taux de la Fed », la banque centrale américaine, a souligné Jose Torres, d’Interactive Brokers, dans un communiqué.
La grande majorité des analystes croit que la Fed réduira les taux de 0,25 points de pourcentage lors de la prochaine réunion de politique monétaire prévue pour septembre.
Les experts sont particulièrement préoccupés par le marché de l’emploi, suite à une forte révision à la baisse des chiffres de création d’emplois au printemps.
« Nous ne savons pas encore si ce rapport sur l’emploi était un incident isolé ou fait partie d’une tendance plus durable », a souligné Sarhan.
Les taux directeurs de la Réserve fédérale, qui guident le coût du crédit et ont un impact important sur les marchés, restent inchangés depuis décembre, situés entre 4,25% et 4,50%.
En ce qui concerne les tarifs, le président américain, Donald Trump, a décidé de prolonger la trêve avec Pékin de 90 jours, ont rapporté les médias américains, quelques heures avant la fin théorique de cette trêve entre les deux puissances.
Engagées dans un conflit ce printemps et avec des tarifs à trois chiffres, Pékin et Washington ont finalement conclu une trêve de 90 jours en mai, à Genève, en Suisse.
« Il est pratiquement impossible pour les États-Unis de remplacer la Chine en tant que centre industriel mondial », a observé Sarhan.
Sur le marché boursier, les géants américains des microprocesseurs Nvidia et Advanced Micro Devices ont chuté de 0,30% à 182,15 dollars et de 0,28% à 172,28 dollars, respectivement.
Les deux entreprises ont accepté de verser au gouvernement américain 15% des recettes issues de la vente de puces d’intelligence artificielle (IA) à la Chine, une décision assez inhabituelle, rapportée par plusieurs médias et confirmée par Donald Trump, dans le cas de Nvidia.
Intel, société américaine de semi-conducteurs et de processeurs, a augmenté (+3,66% à 20,68 dollars) après que le nouveau PDG du groupe, Lip-Bu Tan, se soit entretenu avec Trump, à la Maison-Blanche.
La semaine dernière, le chef de l’État américain a appelé à la démission immédiate de Tan après qu’un sénateur républicain a soulevé des inquiétudes quant à d’éventuels liens avec des entreprises chinoises, qu’il jugeait menaçantes pour la sécurité nationale des États-Unis.