Vote des prisonniers ? La CNE souligne qu’elle a seulement pris connaissance de la décision du MAI.

La Commission a pris connaissance de la communication de la Secrétariat général du MAI, jointe au procès-verbal du 30 avril, relative à l’extension exceptionnelle du délai d’inscription pour le vote anticipé des citoyens incarcérés et des malades hospitalisés, a précisé la CNE dans une note envoyée à Lusa.

 

Le procès-verbal de la réunion de la CNE du 30 avril indique que la commission a pris connaissance de la décision de la SGMAI et retranscrit ensuite une déclaration de l’un de ses membres, Sílvia Gonçalves, qui exprime « de sérieux doutes quant à la légalité » de cette décision.

« Nous ne pouvons nous empêcher de noter de sérieux doutes quant à la légalité de cette prorogation, par voie administrative, d’un délai légal », a déclaré Sílvia Gonçalves dans sa déclaration, que Lusa a rapportée le 11 mai.

Aujourd’hui, la CNE a clarifié que cette position est uniquement celle de ce membre ayant participé à la réunion et non de la CNE, qui s’est limitée à « prendre connaissance » de la décision de la SGMAI.

La secrétaire générale du Ministère de l’Administration Interne (SGMAI) a décidé de prolonger d’un jour le délai d’inscription pour le vote anticipé destiné aux prisonniers et aux patients hospitalisés, afin de « répondre à toutes les demandes d’inscription qui, éventuellement, n’ont pas pu être réalisées (…), en raison des pannes d’électricité et de communications survenues au Portugal continental, et qui ont pu empêcher les citoyens de s’inscrire dans ces deux modalités de vote », a justifié le ministère à l’époque.

Avec cette décision, le délai d’inscription pour la modalité de vote anticipé destinée aux électeurs incarcérés et aux patients hospitalisés a pris fin le 29 avril.