Voie verte pour l’immigration ne suscite pas d’intérêt. Pourquoi ? Comment ça fonctionne ?

Le Protocole de Coopération pour la Migration Laborale Régulée, également connu sous le nom de voie verte pour l’immigration, ne suscite pas d’intérêt, car un mois et demi après sa mise en place, aucune demande n’a été enregistrée dans le cadre de ce programme, signé avec cinq confédérations d’employeurs.

 

En effet, à ce rythme, le gouvernement pourrait terminer son mandat sans avoir délivré de visas dans ce programme. Seule la Confédération des Agriculteurs suit six processus impliquant 150 travailleurs. 

Les employeurs pointent plusieurs problèmes expliquant l’absence de demandes liées à la voie verte de l’immigration, notamment la bureaucratie et l’obligation pour les entreprises de garantir un logement aux travailleurs.

Qu’est-ce que la voie verte pour l’immigration ?

Selon le Système de Sécurité Interne (SSI), il s’agit d’un « engagement entre entités publiques et entreprises qui rend plus rapide et sûre l’embauche de travailleurs étrangers par des entreprises portugaises ».

Il s’agit d’un « protocole impliquant des confédérations patronales, la Direction Générale des Affaires Consulaires et des Communautés Portugaises (DGACCP), l’AIMA, l’Agence pour l’Intégration, les Migrations et l’Asile, l’IEFP – Institut de l’Emploi et de la Formation Professionnelle et l’UCFE du Système de Sécurité Interne ».

Comment fonctionne-t-il

« L’objectif est de faciliter la délivrance de visas de travail, tout en assurant la légalité et la sécurité des mouvements migratoires, rendant ainsi le processus plus rapide ». Voici son fonctionnement :

  1. L’entreprise envoie une demande avec documentation à la DGACCP
  2. Si la demande et la documentation sont conformes, le processus est transmis au Poste Consulaire dans un délai de 2 jours ouvrables
  3. La demande est analysée et le processus de délivrance de visa est lancé
  4. AIMA et UCFE émettent des avis
  5. Le poste consulaire décide et délivre le visa

« Les entreprises adhérentes s’engagent à assurer des conditions de logement adéquates, une formation professionnelle et de langue portugaise, un contrat de travail et un processus de recrutement éthique« , peut-on encore lire sur le site du SSI.