Viana do Castelo va contracter un emprunt en raison des retards des fonds du PRR.

Lors de la présentation de la proposition, approuvée à la majorité, Luís Nobre a déclaré que « si les transferts de fonds du Plan de Relance et de Résilience (PRR) ne posaient pas de difficultés », il ne proposerait pas à l’exécutif municipal de contracter le prêt, qui selon lui, « permettra de répondre à des projets émergents pour la commune ».

 

« Il n’est pas facile de gérer la facturation du PRR qui a été injectée dans la municipalité. À ce moment, nous avons une facturation d’une valeur de 9,5 millions d’euros que nous devons régler (…). Si ce n’était pas pour les retards dans les transferts du PRR, la condition financière de la municipalité serait extraordinaire », a souligné le maire socialiste.

Avec ce montant, la municipalité « prévoyait l’achat d’un ensemble de biens immobiliers nécessaires à l’exécution de divers projets, tels que l’extension du cimetière d’Areosa, pour un montant de 238 566,55 euros, la construction de logements à prix contrôlés à Darque, pour 690 000 euros, et l’extension du terrain de jeux de Deocriste, pour 200 000 euros ».

L’achat, pour 70 000 euros, « d’un terrain pour la construction du nouveau quartier général de la GNR de Lanheses, l’achat de la piscine au centre social de Vila Nova de Anha, pour un montant de 850 000 euros » sont d’autres projets à réaliser avec le prêt bancaire aujourd’hui approuvé.

La municipalité prévoit également d’acheter un immeuble pour la construction d’un tunnel reliant le parking de l’ancien et celui du marché municipal actuel, pour un montant de 252 980 euros, et d’acquérir un bâtiment à Largo Vasco da Gama pour 241 593,80 euros ».

L’opposition a soulevé des doutes quant à la pertinence de certains investissements, tels que l’achat de la piscine de Vila Nova de Anha, arguant qu’elle a été construite avec l’aide de fonds communautaires.

En réponse, le maire socialiste a précisé que l’achat de la piscine n’est pas illégal car il n’y a pas de changement de la finalité de l’équipement et a assuré que « toutes les acquisitions prévues sont des biens patrimoniaux qui resteront à la municipalité ».

Le conseiller du PSD, Paulo Vale, a voté contre car il n’est pas d’accord avec le modèle de prêt bancaire.

« Pour moi, ce qui aurait du sens serait d’ouvrir une ligne de crédit auprès des banques pour anticiper les fonds des travaux financés par le PRR afin de desserrer la trésorerie de la mairie. Je n’aurais aucun problème à approuver un prêt dans ces conditions », a-t-il déclaré.

La conseillère de la CDU, Cláudia Marinho, qui s’est abstenue, a dit ne pas comprendre pourquoi la majorité socialiste « a regroupé tous ces projets dans le même ensemble », considérant que « certains sont plus prioritaires que d’autres ».

La conseillère du CDS-PP, Ilda Araújo Novo, a voté contre, un sens de vote qu’elle serait prête à changer « si, par hasard, étaient retirés les projets concernant l’achat de la piscine, l’extension du terrain de jeux, ainsi que l’acquisition non prioritaire du bâtiment de Largo Vasco da Gama ».

« Dans aucun de ces cas, assumer les dépenses respectives n’est une bonne gestion des impôts, de l’argent des contribuables », a-t-elle déclaré.

Le conseiller indépendant Eduardo Teixeira, qui a rejeté la contraction du prêt, a accusé la majorité socialiste de « mettre en hypothèque les prochains mandats municipaux ».

La situation financière de la mairie devient complètement critique. C’est ce qu’on appelle gérer sur le fil du rasoir. Cela peut mal finir. Monsieur le président pourrait arriver à la fin de son mandat avec la mairie en faillite », a-t-il dit.

Dans la proposition aujourd’hui approuvée, à laquelle l’agence Lusa a eu accès, la valeur totale de la dette de la municipalité au 31 avril dernier était de 46 346 481 euros. À cette date, la municipalité avait une marge d’endettement disponible de 8 384 700 euros.

Le prêt bancaire que la municipalité va contracter, d’une valeur de 2 543 140,35 euros, a un délai de remboursement de 15 ans et un délai d’utilisation du capital de deux ans.