En 2024, la marge financière du BPF a augmenté d’environ quatre millions d’euros, pour atteindre 17 millions d’euros, tandis que la valeur des commissions a progressé pour atteindre 24 millions d’euros.
Ces chiffres, obtenus sous l’administration précédente, sont restés en dessous des prévisions pour la période, qui étaient respectivement de 18 et 34 millions d’euros.
Les chiffres ont été présentés par le directeur financier du BPF, Bruno Rodrigues, lors d’une conférence de presse faisant le bilan des cent premiers jours de la nouvelle commission exécutive de l’institution, présidée par Gonçalo Regalado depuis février.
Le responsable a expliqué que l’écart de 10 millions d’euros par rapport aux prévisions « provient de la moindre exécution du propre fonds de résilience », ainsi que du retard du lancement du programme InvestEU, ce qui a également eu « un impact négatif » par rapport au budget de l’année.
Au niveau du produit bancaire, les 44 millions d’euros atteints sont également en deçà des attentes pour l’année (58 millions d’euros), mais dépassent les 41 millions d’euros de 2023.
De son côté, les coûts opérationnels ont été d’environ la moitié (18 millions d’euros) de ceux prévus (35 millions d’euros).
Dans le bilan consolidé du groupe, qui inclut également les résultats de Portugal Ventures, FOMENTO, SOFID et SILO InvestEU, les résultats ont chuté de 7,6 millions d’euros, pour s’établir à 20,2 millions d’euros.
Portugal Ventures a réalisé un bénéfice de 1,7 million d’euros, bien qu’en baisse de 3,6 millions d’euros par rapport à 2023.
Lors de la conférence de presse organisée à Lisbonne, Gonçalo Regalado a souligné que l’objectif du BPF « n’est pas de générer des millions ».
« Notre actionnaire ne veut pas de dividende, notre actionnaire veut du PIB [Produit Intérieur Brut] », a-t-il souligné.