Selon l’ordonnance de mise en accusation consultée par l’agence Lusa, l’une des victimes est une fille, alors âgée de 10 ans, qui résidait dans le même immeuble que l’accusé, à Leiria.
« En raison de la proximité, l’accusé a établi une relation de proximité » avec l’enfant et sa famille, de sorte que la fillette allait jouer chez le suspect, professeur dans une école de la ville de Leiria.
Les faits se seraient produits le 20 août 2024, après que le suspect a demandé à la mère de la victime « si elle autorisait sa fille à venir chez lui pour jouer avec les chiens », ce qu’elle a permis.
« En conséquence directe de l’agissement de l’accusé (…), elle s’est sentie triste, inconfortable, perturbée et honteuse, ainsi que craintive d’être victime d’actes de nature sexuelle plus graves de sa part, évitant d’être en sa présence », lit-on dans le document.
Une autre des victimes, âgée actuellement de 22 ans, était camarade de la fille de l’accusé, ayant fréquenté la même crèche.
Fruit de ce rapprochement, les deux familles ont noué une relation d’amitié, commençant à se fréquenter chez les uns et les autres.
« À diverses occasions, à des dates non précisément déterminées, mais entre octobre 2010 et juin 2013 », la victime, qui avait entre 7 et 10 ans, se trouvait chez l’accusé et celui-ci a eu avec elle des contacts de nature sexuelle.
Une autre mineure a connu une situation similaire, âgée alors, aujourd’hui âgée de 20 ans, qui était également amie de la fille de l’accusé et se rendait chez lui.
« Au moins 20 fois, à des dates non précisément déterminées mais comprises entre octobre 2010 et mars 2015, lorsqu’elle avait moins de 10 ans, toujours chez l’accusé », celui-ci a eu des contacts de nature sexuelle avec elle.
Selon l’ordonnance, l’accusé a soumis cette victime « à de tels actes, même en présence d’autres personnes dans la maison, mais il agissait lorsque personne ne regardait ».
Compte tenu de leur âge, les victimes ne comprenaient pas ce que l’accusé leur faisait, cependant elles ressentaient « de l’inconfort et du malaise face à de tels agissements », précise la décision d’instruction.
Dans l’ordonnance de mise en accusation, le juge d’instruction criminelle a considéré que « l’accusé a toujours agi en connaissant l’âge » des victimes et « a agi avec l’intention concrètement réalisée de les contraindre (…) à pratiquer des actes sexuels », notamment en se frottant à elles.
Pour le juge d’instruction, le suspect, qui a nié les faits, a agi « avec la volonté répétée et persistante de satisfaire ses instincts libidineux, sachant qu’il portait atteinte au libre développement de la personnalité et à la liberté au niveau de la sexualité des enfants, ainsi qu’il mettait en crise leur sentiment de pudeur et de honte, voulant néanmoins le faire ».
Selon le juge d’instruction, les crimes allégués « ne relèvent pas du concept d’acte sexuel significatif », comme il figurait initialement dans l’accusation, mais s’assimilent à quelque chose qui relève du ‘frotteurisme’ [excitation sexuelle régulière et intense résultant de toucher et/ou de se frotter à une personne n’ayant pas donné son consentement], traduisant indubitablement un contact de nature sexuelle.
Le procès, par un tribunal collégial, devrait commencer le 22 janvier 2026.
