Un jeune accusé d’avoir tué sa tante à Peniche a commencé son procès aujourd’hui.

Au début du procès, l’avocat de l’accusé a informé les juges que celui-ci souhaite s’exprimer, après analyse de l’expertise psychiatrique que le tribunal a ordonnée.

Ce matin, plusieurs personnes ont témoigné, y compris des membres de la famille de la victime et de l’accusé, ainsi qu’un inspecteur de la Police Judiciaire (PJ).

L’accusé, détenu à titre préventif, est inculpé pour homicide qualifié, vol qualifié sous forme tentée et vol qualifié.

Selon l’acte d’accusation, entre le 22 et le 23 août, l’homme, âgé de 26 ans, sachant que sa tante vivait seule, avait des difficultés à se déplacer et gardait des bijoux et de l’argent provenant de la location de plusieurs logements, a décidé de se rendre chez elle pour lui demander un prêt d’argent.

Après être entré au domicile de la femme, qui lui avait ouvert la porte parce qu’il était un membre de sa famille, l’accusé lui a demandé de l’argent pour construire une maison, ce à quoi elle a « refusé », selon le Ministère Public (MP).

Face à ce refus, tout en lui demandant de l’argent, il lui a asséné plusieurs coups de poing au visage, provoquant sa chute au sol et sa perte de connaissance.

Pour éviter que sa tante ne le dénonce aux autorités, il a « décidé de la tuer », se servant de ruban adhésif et d’un manteau en laine, qu’il a utilisés pour l’empêcher de respirer, la « tuant par constriction des voies respiratoires, avec asphyxie conséquente ».

« Le fait que la victime ne lui ait pas prêté d’argent n’était pas une raison, et encore moins une justification, pour lui avoir ôté la vie », a souligné le MP.

Après le crime, le jeune homme a fouillé toute la maison à la recherche d’argent, qu’il n’a pas trouvé, et a quitté l’habitation, emportant la clé de la porte pour y revenir plus tard, ce qui s’est produit « au moins trois fois » entre les 23 et 26 août, selon l’accusation.

Lors de ces occasions, sans le consentement de sa tante et de ses héritiers, il a « prélevé et emporté » des bouteilles d’alcool et d’autres articles, comme des boucles d’oreilles et des bagues fantaisie, d’une valeur totale de 378 euros.

Il a laissé dans la maison de la victime des mégots de cigarette qu’il avait fumés et certains de ses effets personnels.

Comme sa tante n’avait pas été vue depuis plusieurs jours, à la demande de la famille, les pompiers locaux ont été appelés le 25 août pour forcer la porte de l’habitation, trouvant la femme morte avec des signes de violence.

L’enquête de la PJ a conduit jusqu’à son neveu, qui avait en sa possession des articles provenant de l’habitation de la victime, chez lui et dans son véhicule.

Le procès se poursuit le 17 juin à 9h30.