« La UGT réaffirme son non catégorique à cette proposition, qu’elle considère comme un grave recul des droits du travail, fragilisant la protection des travailleurs et déséquilibrant les relations de travail en faveur des employeurs », déclare la centrale syndicale dans le document « Non catégorique à la Réforme du Travail pour les Employeurs », publié aujourd’hui.
Dans ce document, la UGT compare, point par point, ce qui est actuellement prévu par la loi, ce que propose l’avant-projet du gouvernement et ce que les travailleurs perdront si la réforme est adoptée.
Parmi les modifications les plus préoccupantes figurent la « facilitation des licenciements et la difficulté accrue de réintégration en cas de licenciement abusif » et l' »aggravation de la précarité, avec des contrats à durée déterminée plus longs et moins de protection pour les travailleurs retraités ».
Elle souligne également la « restriction du droit de grève, avec la généralisation des services minimums », le « recul des droits parentaux et de conciliation familiale » et la « dévalorisation de la négociation collective et de l’action syndicale sur le lieu de travail ».
« Pour la UGT, cette proposition ne modernise pas le marché du travail — elle le fragilise, remettant en cause des principes fondamentaux de justice sociale, stabilité et égalité », souligne-t-elle.
Appelant à la réflexion et au débat public autour de l’avant-projet du gouvernement, la centrale réitère sa « pleine disponibilité pour discuter des solutions qui promeuvent plus de dignité, plus de sécurité et plus d’équilibre dans les relations de travail ».
L’avant-projet du gouvernement pour la révision de la législation du travail, qui fait l’objet de discussions avec les partenaires sociaux, prévoit la révision de « plus d’une centaine » d’articles du Code du travail.
La ministre du Travail, Rosário Palma Ramalho, a maintes fois réitéré que le gouvernement « n’est pas pressé » dans la négociation de l’avant-projet de révision du travail, mais a averti qu’il « ne va pas éterniser » les discussions dans le cadre de la Concertation sociale.
Les modifications prévues dans la proposition – désignée « Travail XXI » et présentée par le gouvernement le 24 juillet comme une révision « profonde » de la législation du travail – visent des domaines allant de la parentalité (avec des changements dans les congés parentaux, l’allaitement et le deuil gestationnel) au travail flexible, à la formation en entreprise ou à la période d’essai des contrats de travail, prévoyant également une extension des secteurs soumis aux services minimums en cas de grève.
