Trois détenus pour enlèvement d’un homme à Funchal en détention provisoire

Trois détenus pour enlèvement d'un homme à Funchal en détention provisoire

Le tribunal indique dans une note publiée sur son site Internet que les trois prévenus ont été présentés à un premier interrogatoire judiciaire et ont reçu les mesures de coercition de détention provisoire et d’interdiction de contacter la victime ou les autres prévenus.

Les prévenus sont inculpés pour un crime de kidnapping qualifié, un crime de coups et blessures graves, et un crime d’enregistrements et photographies illicites.

L’interrogatoire a débuté mardi et a repris aujourd’hui, entre 10h30 et 13h00.

La Police Judiciaire (PJ) a annoncé, dimanche, que cinq personnes, âgées de 19 à 29 ans, avaient été arrêtées à Funchal pour les crimes de kidnapping aggravé d’un homme, coups et blessures graves, enregistrements et photographies illicites et menace aggravée.

La PJ a indiqué, dans un communiqué, avoir arrêté une femme et un homme, de 24 et 29 ans, dans la nuit de jeudi à vendredi (du 18 au 19 septembre), les autres suspects ayant été interceptés dimanche.

Les deux premiers arrêtés ont été soumis à un premier interrogatoire judiciaire samedi, les deux étant placés en détention provisoire.

Les crimes pour lesquels ils sont « fortement soupçonnés » se sont produits mercredi, 17 septembre, à Funchal.

« Les crimes ont été commis le matin de ladite date, cinq suspects ayant tendu une embuscade à la victime, un homme de 25 ans », a expliqué la PJ, ajoutant qu’« il a été abordé à la porte de sa maison, après avoir été attiré par la suspecte de sexe féminin, qui l’a convaincu de sortir et l’a forcé à monter à bord d’un véhicule ».

Selon la PJ, la victime a été kidnappée pendant environ trois heures, « période durant laquelle elle a été constamment agressée par des coups de poing, des coups de coude, avec une barre de fer et une batte de baseball ».

Ensuite, « elle a été abandonnée, complètement nue, dépouillée de tous ses biens, dans un endroit isolé, dans une zone forestière, à São Roque do Faial », paroisse de la municipalité de Santana, au nord de Madère.

« Toujours sous la menace, elle a été forcée d’admettre avoir commis un viol qu’elle n’avait pas commis, tout en étant filmée, pour une éventuelle publication sur les réseaux sociaux. Elle a également été menacée de mort, si elle dénonçait les faits à la police », précise le communiqué.

« Deux des arrêtés ont un casier judiciaire pour trafic de stupéfiants, l’un d’eux ayant déjà purgé une peine de prison », explique la Police Judiciaire, en précisant que « des motifs futiles et la jalousie ont été à l’origine de cette association criminelle ».