Dans une note, le Syndicat des Travailleurs du Commerce, Bureaux et Services du Portugal (CESP) annonce le préavis de grève, lancé par la FEPCES – Fédération Portugaise des Syndicats du Commerce, Bureaux et Services, où « elle rend public, pour tout son périmètre et domaine statutaire, l’adhésion à la Grève Générale du 11 décembre 2025, déclarée par la Confédération Générale des Travailleurs Portugais – Intersyndicale Nationale [CGTP] ».
Selon le préavis, « la grève, sous la forme d’une cessation totale de travail pendant toute la période de fonctionnement correspondant à ce jour » a plusieurs objectifs, notamment « rejeter le paquet de lois sur le travail qui attaque les droits et défie la Constitution de la République Portugaise ».
Les syndicats contestent « la dérégulation des horaires et le travail gratuit avec la réintroduction de la banque d’heures individuelle ou l’extension des conditions pour l’imposition de la banque d’heures groupée », « l’éternisation de la précarité, avec la multiplication des motifs et l’allongement des durées pour les contrats précaires » et « la facilitation des licenciements et la promotion des licenciements sans juste cause ainsi que la limitation de la défense et de la réintégration des travailleurs ».
La grève vise également à contester « l’atteinte aux droits de maternité et de paternité, avec les horaires flexibles pour les mères et pères ayant des enfants jusqu’à 12 ans, présentant un handicap ou une maladie chronique, devenant dépendants de ‘l’ajustement au fonctionnement de l’entreprise' », ainsi que « la réduction de l’exemption pour l’allaitement jusqu’aux deux ans de l’enfant ».
La protestation concerne également « l’attaque à la négociation collective, avec la facilitation de la caducité pour que le contrat et les droits puissent être éteints, ou la suspension ou la modification, par l’employeur, de tout ou partie du contrat collectif de travail en cas de ‘crise d’entreprise' ».
Les syndicats parlent aussi des « limitations à la liberté syndicale » et de « l’attaque au droit de grève ».
Les objectifs spécifiques du secteur du Commerce, Bureaux et Services incluent l’exigence de « l’augmentation des salaires pour dynamiser la demande interne et combattre la perte du pouvoir d’achat », « la valorisation des carrières et catégories professionnelles » et la défense de « horaires de travail humanisés, contre les banques d’heures, la flexibilité et d’autres formes de dérégulation du temps de travail ».
Les travailleurs « dont la période normale de travail quotidien commence encore le 10 décembre et se prolonge le 11 décembre, ainsi que ceux dont le début de la période normale de travail quotidien a lieu le 11 décembre et se prolonge le 12 décembre, sont couverts par le présent préavis de grève », est-il écrit dans le document.
Selon le préavis, les travailleurs assureront les services nécessaires à la sécurité et à l’entretien des équipements et installations, ainsi que les services minimums.
La CGTP et l’UGT ont annoncé une grève générale pour le 11 décembre contre la proposition du Gouvernement, ce qui constituera le premier arrêt conjoint depuis juin 2013, lorsque le Portugal était sous l’intervention de la ‘troïka’.
Lors d’une interview à Antena 1 et au Journal de Negócios, le secrétaire général de l’UGT a expliqué que le syndicat a avancé vers la grève parce qu’il a été poussé dans ses retranchements par le Gouvernement, qui l’a conseillé de réfléchir, et a admis avancer vers « deux jours de grève » si l’exécutif présente une proposition similaire.
