Dans une note diffusée aujourd’hui, l’association alerte à nouveau sur « une situation inacceptable » qui, a-t-elle assuré, « ne sera pas oubliée en 2025 ».
Selon l’Apat, la « ‘taxe de continuité de service’, appliquée par la compagnie de ‘handling’ [assistance à bagages et passagers dans les aéroports] Menzies » continue « à affecter gravement l’intégrité des opérations logistiques et des transactions commerciales, ignorant les propriétaires des marchandises, faussant le marché et mettant en péril des principes consacrés par la Constitution ».
L’association a déploré qu’aucun progrès n’ait été réalisé dans la résolution d’un problème que Menzies persiste à alimenter, un problème qu’elle avait déjà signalé.
« La soi-disant ‘taxe de continuité de service’, dont l’introduction a été unilatérale et indiscriminée, est une attaque à l’intégrité des chaînes d’approvisionnement, une insulte à la durabilité des transitaires et opérateurs logistiques et, comme il ne pouvait en être autrement, un coup porté au client final », a-t-elle assuré.
Pour l’entité, sa mise en œuvre « met en péril le principe de continuité territoriale — consacré dans la Constitution de la République Portugaise — et l’égalité d’accès au territoire continental, dans un marché qui, dans la pratique, fonctionne comme un monopole, puisque la liberté de choix et la concurrence sont inexistantes du point de vue du client de la charge ».
C’est pourquoi l’Apat a déclaré ne pas pouvoir « tolérer cette situation, qui se prolonge dans le temps sans l’intervention appropriée de la tutelle, que l’APAT a maintenant sollicitée » via une exposition à l’ANAC — Autorité Nationale de l’Aviation Civile, Autorité de la Concurrence et aux ministères des Infrastructures et de l’Économie.
D’après l’Apat, « l’application indiscriminée de cette taxe à toutes les charges — indépendamment de leur valeur, volume ou nature — engendre des effets profondément disproportionnés », surtout lorsqu’elle est appliquée à des charges de « petite taille ou d’une faible valeur économique », ce qui, selon l’association, est « précisément le cas de la majorité des opérations à destination de Lisbonne ».
L’association a assuré que, dans ces cas, « elle en vient même à représenter une augmentation de plus de 100% sur les montants précédemment perçus au titre de ‘handling' », et cette question compromet « gravement la durabilité économique des opérations, dans une situation pratique de monopole et contribuant activement à dégrader le secteur déjà fragile du fret aérien ».
L’association a affirmé qu' »elle ne reste pas les bras croisés » et a exigé « l’examen de la légalité de cette taxe — dans les conditions où elle a été introduite — et sa suspension provisoire jusqu’à la conclusion des enquêtes nécessaires à l’établissement de sa légitimité ».