« Ce contrat de travail (…) représente un pas très important que nous faisons pour l’amélioration de nos conditions de travail, car c’est le premier contrat collectif de travail dans le secteur de l’architecture. Jusqu’à la fondation du Sintarq, il n’y avait aucun syndicat représentatif du secteur », a déclaré à l’agence Lusa Rita Amado, responsable de la négociation collective pour la force syndicale.
La dirigeante syndicale a qualifié cela de pas « très historique » dans le secteur et a rappelé qu’il existe déjà des contrats collectifs de travail dans la construction, mais qui n’incluent pas les architectes, car « la catégorie attribuée au travail en architecture exige d’avoir un diplôme en génie civil ».
Le Contrat Collectif de Travail, approuvé par 50 travailleurs en architecture ayant participé à une Assemblée Nationale à Porto, sera maintenant présenté à l’Association des Industriels de la Construction Civile et des Travaux Publics (AICCOPN), avec laquelle le syndicat continue de négocier.
À Lusa, la dirigeante syndicale Laura Gaspar a expliqué que des modifications au cahier revendicatif de 2024 ont été approuvées, notamment « une nouvelle grille salariale », la « réduction des heures hebdomadaires de 40 à 35 heures » et la demande de 25 jours de congés.
« Nous avons eu encore une année de discussions, depuis l’année dernière jusqu’à présent, où nous nous sommes réunis dans plusieurs villes, avec des membres et non-membres. Nous nous sommes réunis dans les entreprises, dans des sections syndicales et avons collecté de nouvelles revendications ou modifications de celles approuvées l’année dernière, toujours dans l’optique d’améliorer ce cahier que nous avons et que nous construisons. Aujourd’hui, nous avons approuvé des modifications au cahier de l’année dernière, nous avons approuvé une nouvelle grille salariale, (…) pour construire un meilleur cahier », a-t-elle souligné.
Le 14 avril, les syndicats représentant le secteur de la construction, de l’architecture et de l’archéologie ont soumis une proposition à l’association professionnelle AICCOPN pour la révision du contrat collectif de ce domaine, demandant un salaire minimum de 1.200 euros.
Dans des déclarations à Lusa, Nuno Gonçalves, de la Fédération Portugaise des Syndicats de la Construction, de la Céramique et du Verre (Feviccom), a précisé que la structure, avec le Syndicat des Travailleurs en Architecture (Sintarq) et le Syndicat des Travailleurs en Archéologie (Starq), a soumis la proposition pour la révision globale du contrat collectif de la construction civile et des travaux publics.