Suspect de l’homicide d’une femme enceinte de Murtosa nie les crimes au tribunal.

Lors d’une déclaration au déjeuner, l’avocat Falé de Carvalho, représentant le veuf et les deux enfants mineurs de la victime, a mentionné que l’accusé a témoigné devant le tribunal de jury ce matin et a nié les faits qui lui sont reprochés par le Ministère public (MP).

 

« [Il] a tout nié. Il a dit qu’il n’avait pas commis ces faits (…) et il nie que Mónica ait été chez lui à Torreira, le 3 », a déclaré l’avocat.

Selon l’avocat, l’accusé aurait également nié la paternité de l’enfant à naître, précisant que la seule relation qu’il a eue avec la victime remontait à bien avant et que « sept mois [l’âge du fœtus] ne suffisent pas pour qu’il soit son père ».

L’accusé, qui a eu une relation amoureuse avec la victime ayant conduit à une grossesse, est inculpé de meurtre qualifié, avortement, profanation de cadavre, accès illégitime, et acquisition de fausse monnaie pour mise en circulation.

Le procès, conduit avec un tribunal de jury (composé de trois juges de carrière et huit jurés), se déroule à huis clos, sans la présence du public et des journalistes, parce que la juge en charge a décidé d’exclure la publicité de l’audience et des autres actes procéduraux pour protéger la dignité personnelle de la victime face aux autres parties impliquées, notamment ses enfants.

Pour la première session, il est prévu l’interrogatoire de l’accusé, la reproduction de ses déclarations faites au cours du premier interrogatoire judiciaire, les déclarations de la partie civile, et la reproduction des dépositions pour mémoire future enregistrées au dossier.

Interrogé, le juge président de la Comarque d’Aveiro, Jorge Bispo, a indiqué qu’une note d’information serait émise à l’issue de la session, comme annoncé.

Outre l’audience d’aujourd’hui, des sessions sont déjà programmées pour les 20, 21, 22, 23, 26 et 27, les trois premières étant réservées à l’interrogatoire des témoins à charge.

La quatrième session sera consacrée à la production de preuves non assurées les jours précédents, et lors des deux dernières sessions, les témoins de la défense seront entendus.

L’accusé, en résidence surveillée, a été arrêté par la Police Judiciaire (PJ) en novembre 2023, plus d’un mois après la disparition de la femme, âgée de 33 ans, enceinte de sept mois.

Le MP accuse l’accusé d’avoir tué la victime et le fœtus qu’elle portait, le soir du 3 octobre 2023, dans son appartement à Torreira, pour éviter qu’on lui impute la paternité et que des bénéfices soient tirés de son patrimoine.

L’accusation précise encore que pendant la nuit du 4 octobre et les jours suivants, l’accusé aurait dissimulé le corps de la victime, l’emmenant dans un lieu inconnu et empêchant sa découverte jusqu’à aujourd’hui.