La localisation proposée se situe dans un territoire périurbain actuellement inoccupé, en raison de l’existence, selon le PDM, de servitudes et de restrictions d’utilité publique de la Réserve Agricole Nationale (RAN) et de la Réserve Écologique Nationale (REN) découlant de la présence d’un cours d’eau, peut-on lire dans les documents municipaux auxquels Lusa a eu accès.
Il s’agit d’une proposition de modification du consortium LusoLav (comprenant Mota-Engil, Teixeira Duarte, Alves Ribeiro, Casais, Conduril et Gabriel Couto), responsable de la ligne à grande vitesse Porto – Oiã, pour déplacer la localisation de la station de Gaia de deux kilomètres et construire deux ponts sur le Douro au lieu d’un pont rodoferroviaire.
Les documents consultés par Lusa seront soumis au vote lors d’une réunion extraordinaire de la Chambre de Gaia qui se tiendra jeudi à 16h00, ainsi qu’à une Assemblée municipale le même jour à 21h00.
Concernant la Carte de Qualification du Sol, la localisation proposée se trouve, sur le sol rural, dans une « Ferme en Espace Rural » et sur des « Zones Agricoles », sur le sol Urbain dans des « Zones de Transition », « Zones Industrielles Existantes », « Zone Urbanisée en transformation – typologie de logements », et dans les catégories communes au sol rural et urbain dans « Zones naturelles — zones riveraines », « Zones inondables ou menacées par les crues » et « Structure Écologique Fondamentale ».
« Bien qu’il s’agisse majoritairement de sol rural, compte tenu du caractère exceptionnel (intérêt national) du projet de ligne à grande vitesse Lisbonne-Porto, il est admis qu’il sera toujours possible de surmonter les restrictions à la construction découlant des régimes juridiques de la RAN et de la REN », estiment les services de la Chambre de Gaia concernant la proposition du consortium LusoLav.
Une vidéo accompagnant la proposition, et à laquelle Lusa a également eu accès, indique que la station, comme initialement projetée pour Santo Ovídio, est l’œuvre de l’architecte Eduardo Souto Moura (ici avec André Campos), comprenant également un parc urbain conçu par l’architecte paysagiste Sidónio Pardal.
Il est également mentionné et montré l’existence de deux zones de prise en charge et de dépose des passagers, un parking de 505 places, quatre lignes de train et l’extension de la Ligne Rubi du Métro de Porto.
Les services municipaux alertent cependant sur « un effort financier significatif de la part de la municipalité », principalement au niveau des accessibilités, mais notent également « un ensemble significatif d’avantages ».
Le consortium LusoLav a proposé que la municipalité « devrait exécuter/payer le tronçon de l’Avenida até ao Mar et le tronçon de la VL3 jusqu’à la nouvelle rotonde, ainsi que la voie de liaison à l’EN1/Rua Alto das Torres », tandis que le consortium « ferait la liaison de la rotonde (VL3) jusqu’à la station, exécutant également la ‘place principale’ d’entrée dans la station, ainsi que les accès d’urgence ».
Le consortium réaliserait également les « accès sud, depuis la Rua de S. Caetano et l’accès nord (liaison au Métro), étant l’obligation de la municipalité d’exécuter la voie d’accès à l’ouest », ainsi que la voie délimitant le parc à côté est, le parc urbain de la station étant également à la charge de la municipalité.
Quant aux avantages, la municipalité souligne que « la nouvelle localisation est ‘équidistante’ de l’A1 (à l’est), de l’IC1 (à l’ouest) et de l’A29 (au sud), permettant une meilleure accessibilité à la station à l’échelle régionale », le décongestionnement de la zone de Santo Ovídio, le fait qu’il s’agisse « d’un ouvrage ‘plus facile’, sans mouvements de terre significatifs et dans une zone environnante à faible densité », la création d’une « nouvelle centralité » dans la commune, ou l’exécution de « nouveaux axes routiers municipaux prévus depuis longtemps » et l’extension de la Ligne Rubi.