Selon les données du ministère du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale (MTSSS), une analyse de la CGTP indique que « près de 1 million de retraités de la sécurité sociale (986 200) recevaient moins de 500 euros par mois », ce qui représente 51,2% du total.
Ce montant est en dessous du seuil de pauvreté fixé pour cette année-là, qui était de 542 euros, en supposant le revenu annuel divisé par 14.
Parmi le million de personnes recevant jusqu’à 500 euros, près de sept sur dix (703 500, soit 68,2%) étaient des femmes et 31,7% (282 700) étaient des hommes.
« D’autres 25,8% recevaient entre 500 et 750 euros, soit environ 497 000 retraités des deux sexes », note le syndicat.
Ainsi, au total, près de 1,5 million de retraités recevaient jusqu’à 750 euros, c’est-à-dire 77% du total des retraités de la Sécurité sociale (1,92 million).
Selon le document, il y a encore 102 789 personnes qui gagnaient entre 1 200 euros et 2 000 euros, 26 907 recevant entre 2 000 et 2 500 euros, 14 872 touchant entre 2 500 et 3 000 euros, tandis que 26 880 recevaient 3 000 euros ou plus.
Cela signifie qu’environ 2% (41 752) recevaient une pension de vieillesse égale ou supérieure à 2 500 euros, selon les calculs de Lusa, basés sur l’analyse de la CGTP.
« Dans la Sécurité sociale, qui couvre la majorité des retraités et des pensionnés du pays, les montants moyens des pensions sont très bas, surtout dans le cas des femmes », alerte la CGTP.
En décembre de l’année passée, « le montant moyen des pensions de vieillesse était d’environ 666 euros par mois dans l’ensemble des régimes, se situant juste au-dessus du seuil de pauvreté », note le syndicat.
« Les pensions du régime général sont légèrement plus élevées (516 euros en moyenne pour l’ensemble des régimes et 524 euros dans le régime général), mais dans tous les cas, elles sont toujours plus basses chez les femmes (environ 62% du montant reçu par les hommes), en raison de leurs salaires qui sont en moyenne plus bas et de leurs carrières contributives plus courtes », conclut la CGTP.
Cette analyse s’inscrit dans un ensemble de données que la CGTP réalise dans le cadre de la conférence nationale que la Commission pour l’Égalité entre les Femmes et les Hommes — CIMH/CGTP-IN va organiser le 5 juin, visant à débattre de la situation des femmes dans le monde du travail.