Socrate veut Costa comme témoin dans le procès de l’Opération Marquês

L’ancien Premier ministre, José Sócrates, souhaite qu’António Costa soit appelé à témoigner lors du procès de l’Opération Marquês.

 

La chaîne SIC Notícias, qui a eu accès à la contestation, indique qu’António Costa figure parmi une liste de 42 témoins et occupe la 23e position. La défense demande au tribunal de le convoquer au siège du Conseil Européen, à Bruxelles.

Au président du Conseil Européen, s’ajoutent des noms tels que Fernando Teixeira dos Santos, Ana Paula Vitorino, Vítor Escária, Manuel Pinho, Maria de Lurdes Rodrigues ou Jorge Lacão.

Selon la chaîne télévisée, dans la contestation de 29 pages, José Sócrates insiste sur le fait que le processus est toujours en phase d’instruction, arguant que la décision du Tribunal de la Relation, qui en janvier dernier a inculpé tous les accusés, est nulle. Il s’insurge contre le fait que, dans cette décision, les juges aient modifié l’accusation de corruption passive en acte illicite, justifiant qu’ils corrigeaient une erreur du Ministère Public (MP).

« Les Mesdames Juges d’appel ont ainsi donné au Ministère Public plus que les mains ; une aide précieuse, mais illégale et inconstitutionnelle, pour prolonger cette persécution judiciaire de plus de 10 ans, de crimes qui n’ont jamais existé, qui ne reposent sur aucun indice – et qui, s’ils avaient existé, seraient déjà prescrits », peut-on lire dans le texte cité par SIC Notícias.

La défense de José Sócrates, concernant les faits précis imputés à l’ancien Premier ministre, déclare seulement qu’il « n’a commis aucun crime ; qu’il n’a commis les crimes pour lesquels il est accusé ; ni les crimes pour lesquels il a été prétendument inculpé ».

Pour rappel, José Sócrates, ancien Premier ministre et principal accusé dans cette affaire, a été accusé par le Ministère Public (MP) en 2017 de 31 crimes, notamment de corruption passive, de blanchiment de capitaux, de falsification de documents et de fraude fiscale. Cependant, dans la décision d’instruction, le 9 avril 2021, le juge Ivo Rosa a décidé d’absoudre l’ancien gouvernant de 25 des 31 crimes, le prononçant uniquement pour le jugement de trois crimes de blanchiment de capitaux et trois de falsification de documents.

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