« Si le pays ne veut pas retomber dans un déficit, la marge est proche de zéro. »

"Si le pays ne veut pas retomber dans un déficit, la marge est proche de zéro."

Joaquim Miranda Sarmento a présenté aujourd’hui la proposition de budget de l’État pour l’année prochaine, dans le Salon d’honneur du ministère des Finances, à Lisbonne, un jour avant la date limite fixée par la loi.

Le deuxième budget élaboré par l’équipe des Finances dirigée par Joaquim Miranda Sarmento, dont la proposition a déjà été approuvée en Conseil des ministres, sera discuté dans son ensemble à la fin du mois, avec un vote final global prévu pour le 27 novembre.

Le ministre des Finances a affirmé aujourd’hui que 2026 sera une « année budgétaire plus exigeante » et souligné que « si le pays ne veut pas revenir à un déficit, la marge est proche de zéro ».

Dans la proposition de budget de l’État pour 2026 (OE2026) remise aujourd’hui au parlement, le gouvernement prévoit un excédent budgétaire de 0,1 % du PIB pour l’année prochaine, tandis que plusieurs entités qui suivent les finances publiques estiment un déficit.

Joaquim Miranda Sarmento a souligné, lors de la présentation de l’OE2026 au ministère des Finances, que l’excédent est d’environ 230 millions d’euros, donc si le pays ne veut pas revenir à un déficit, la marge pour d’autres mesures est « proche de zéro ».

« Les chiffres sont tels qu’ils sont, sans les prêts du PRR, nous ne réaliserions pas certains projets », a-t-il indiqué, ajoutant qu’il ne discutera pas du mérite de la décision prise concernant la ‘bazooka européenne’, mais que sans cela, il y aurait « 0,8 % du PIB de marge ».

« Ainsi, si nous voulons exécuter et maintenir l’équilibre, nous avons un solde de 230 millions d’euros » l’année prochaine, a-t-il conclu.

Concernant les prévisions qui indiquent un déficit pour l’année prochaine, le ministre a souligné que le « CFP a ses prévisions, a un mandat de prudence dans lequel les prévisions sont toujours les plus prudentes possibles ».

Il a également noté que les « prévisions datent du 22 septembre, et le 23 l’INE a publié de nouvelles comptes nationales », qui modifieraient déjà certains calculs.

Malgré cela, le ministre a admis que 2026 est une « année budgétaire plus exigeante car il y a 2,5 milliards d’euros de prêts du PRR à exécuter ».