Les données ont été présentées aujourd’hui lors du séminaire sur la violence domestique, qui s’est tenu dans le bâtiment de la Police Judiciaire à Lisbonne, par le coordinateur de l’enquête criminelle de la PJ, Pedro Maia, qui a souligné que « la portée de la violence domestique est élevée et significative ».
Les données révèlent qu’au total, 588 enquêtes ont été examinées par la Police Judiciaire et, de celles-ci, 145 sont des enquêtes pour homicide dans un contexte de violence domestique, représentant 24,65% du total.
Rien que pour les trois premiers mois de l’année, les registres de la Police Judiciaire indiquent l’existence de 41 enquêtes pour homicide, dont six liées à la violence domestique.
Dans ces six enquêtes, sept victimes sont à déplorer, six de sexe féminin et une de sexe masculin, sans que les données ne précisent cependant combien de victimes sont mineures.
Concernant la répartition géographique, toujours pour les trois premiers mois de l’année, deux enquêtes pour homicide dans un contexte de violence domestique se rapportent à Setúbal, deux autres à Lisbonne, une à Porto et une à Braga.
Entre 2020 et le premier trimestre de 2025, dans ce type de crime, l’arme blanche a été le type d’arme le plus utilisé, identifiée dans 51 enquêtes, suivie de l’arme à feu avec 37 enquêtes, et de la force physique, généralement par asphyxie, dans 26 enquêtes.
Lors du même séminaire, le procureur général de la République a soutenu que, dans les cas de violence domestique, ce ne devrait pas être la victime qui quitte le domicile et le milieu familial, mais bien l’agresseur, et a exhorté à des changements en ce sens.
« Je souhaite sensibiliser Madame la ministre de la Justice au fait que, selon moi, c’est l’agresseur qui doit quitter le domicile et non la victime. La situation actuelle n’a pas de sens et nous devons repenser cette situation », a plaidé Amadeu Guerra.