SEDES demande un renforcement de la surveillance après des plaintes dans une crèche à Lisbonne.

SEDES demande un renforcement de la surveillance après des plaintes dans une crèche à Lisbonne.

Dans un communiqué, la branche jeunesse de l’association décrit comme « aberrante » la situation rapportée par des familles d’enfants fréquentant l’Académie Sonhar e Crescer, dans la paroisse de Carnide, affirmant que « ces formes lâches de violence contre les enfants ne peuvent avoir de place dans notre société, notamment contre des enfants si petits ».

 

Le 9 février, les parents et proches d’enfants fréquentant l’Académie Sonhar e Crescer, dans la paroisse de Carnide, Lisbonne, se sont rassemblés, alertant sur des indices de mauvais traitements physiques et psychologiques sur leurs enfants et empêchant l’entrée des mineurs à la crèche.

Face à cette situation, la SEDES plaide pour une action tant au niveau de l’appui psychologique aux enfants et familles, que pour une rapidité dans l’enquête de ces comportements, qui sont sous investigation du Ministère Public.

« Il manque des exigences que les organisations auxquelles les familles confient leurs enfants devraient respecter. Il est essentiel de créer ces exigences légales, qui garantissent que dans ces réponses existent des instruments de prévention de la violence contre les enfants », estime la SEDES.

L’affaire a amené le PAN à demander des auditions parlementaires urgentes à la ministre du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité Sociale, au président de l’Institut de la Sécurité Sociale et aux représentants des parents des 37 enfants inscrits à la crèche, intégrée dans le programme Crèche Feliz.

De son côté, dans une note envoyée à l’agence Lusa, la direction de l’Académie Sonhar e Crescer a indiqué collaborer avec la justice et a réaffirmé son « engagement inébranlable pour la protection, la sécurité et le développement des enfants ».

L’institution a également mentionné qu' »il a déjà été formellement demandé au Ministère Public que l’audition se déroule dans les plus brefs délais », rappelant que la crèche et ses collaboratrices « sont entièrement disponibles pour collaborer avec la justice et contribuer au complet éclaircissement de la vérité des faits ».