Fernanda et José Roxo, résidents de Santa Clara, dans la commune de Coimbra, avaient déjà profité dimanche des voyages expérimentaux du SMM, et aujourd’hui, ils sont revenus pour montrer les bus articulés à leur petit-fils Gonçalo, à l’occasion du début de l’opération préliminaire.
« Je pense que cela apportera des améliorations à la ville », déclare Fernanda, qui apprécie le confort du service.
Quant à José Roxo, il espère que le SMM pourra bientôt fonctionner jusqu’à Serpins (Lousã) et jusqu’à la gare ferroviaire de Coimbra-B.
« Nous avons attendu de nombreuses années », observe le couple, qui prévoit déjà les voyages qu’ils éviteront de faire en voiture jusqu’à Miranda do Corvo et Lousã, où ils aiment se promener.
Le bus électrique articulé, qui circule sur une voie réservée, a débuté aujourd’hui son opération préliminaire entre Portagem, dans le centre-ville, et Vale das Flores, gratuitement, jusqu’à ce qu’il soit possible de garantir le voyage jusqu’à Serpins, prévu avant la fin de l’année.
Lors de l’un des premiers voyages du bus, qui était pratiquement plein, Nelson Almeida profitait déjà du trajet de Baixa, où il réside, jusqu’à la zone du stade.
Résident à Baixa, où se garer « est un cauchemar », il croit que le SMM apportera « des améliorations à la mobilité de Coimbra », se disant satisfait du service observé jusqu’ici.
Pour cet ingénieur civil, l’attente valait la peine, notant que les travaux « ont même été rapides », compte tenu de leur complexité.
« Dommage que ce ne soit pas le métro de surface comme prévu », déplore-t-il.
Gabriel, 15 ans, est venu exprès de Porto ce matin en train pour expérimenter le nouveau système.
« C’est une très bonne expérience », affirme le jeune qui, depuis son enfance, est fasciné par les transports en commun et rêve, dans le futur, de travailler dans le domaine de la mobilité.
Après le voyage et l’expérience, il compte se rendre au siège de Metro Mondego, l’entité qui gère le système, pour essayer d’obtenir un pin en souvenir à ramener à Porto.
« C’est merveilleux », dit João Santos, 68 ans, qui souligne qu’il est important de voir Coimbra « changer, se moderniser, pour ne pas rester toujours la même ».
Pour ce résident de Coimbra, la ville est désormais « plus belle » et le service aidera surtout pour les déplacements à l’hôpital, dont la ligne ne sera terminée qu’en 2026.
Carlos Leitão, ancien conducteur des Services Municipal des Transports Urbains de Coimbra (SMTUC) pendant 35 ans, a profité de son passage en ville pour essayer le nouveau système, où il a retrouvé un ancien collègue au volant du bus.
« J’ai apprécié l’expérience et c’est bien de continuer à investir et à assurer l’entretien », a-t-il confié à l’agence Lusa le retraité de 65 ans, qui se voit comme un futur utilisateur du SMM.
Pour cet ancien conducteur, le service « sera important pour les habitants de Coimbra, mais aussi pour ceux de Miranda do Corvo et Lousã », regrettant seulement le temps qui a été nécessaire.
Maria do Carmo se souvient d’aller travailler dans un bus des SMTUC et d’entendre tout le monde dire que « le Metro Mondego ne mènerait à rien, ne mènerait à rien ».
« Je me disais toujours : Patience, ça viendra », raconte à Lusa la femme dont la fille travaille chez Metro Mondego et qui a aujourd’hui fait « un petit tour » pour essayer le nouveau service.
« Maintenant, on ne peut plus dire qu’il ne vient pas. C’est évident », ajoute son mari, Jorge Freitas.
