Lundi, la Police Judiciaire a annoncé l’arrestation de trois hommes et le démantèlement d’un réseau de trafic transportant du haschisch depuis le Maroc vers la péninsule ibérique à l’aide de petits avions, saisissant 500 kilos de cette drogue.
Une source judiciaire a indiqué que parmi les mesures de coercition imposées par un juge d’instruction figure souvent l’interdiction de contact entre les prévenus.
Selon une source de l’Unité Nationale de Lutte contre le Trafic de Stupéfiants (UNCTE), cette enquête, baptisée « Ases pelos Ares » et qui a conduit à l’arrestation de trois Portugais âgés de 63 à 70 ans, est liée à un incident survenu il y a environ deux ans. Cet épisode avait amené l’Armée de l’Air Portugaise à intercepter un aéronef transportant du haschisch qui avait atterri sur une route en construction dans la région d’Alcácer do Sal, district de Setúbal.
Dans la composition de ce réseau désormais démantelé, et que la PJ croit approvisionner non seulement le Portugal mais aussi l’Espagne, un avion léger a été saisi et neuf perquisitions, tant domiciliaires que non domiciliaires, ont été effectuées dans les zones de Lisbonne, Santarém, Setúbal et Olhão (Algarve), lieux de résidence des suspects impliqués dans le trafic et la distribution de la drogue maintenant saisie.
Selon la même source de la PJ, un autre membre de ce groupe criminel, d’origine espagnole, purge actuellement une peine de prison en Espagne pour des crimes commis dans ce pays.
Les trois Portugais arrêtés sont inculpés de trafic de drogue et de possession d’arme prohibée.
Dans le cadre de l’enquête qui, lors de moments antérieurs (il y a deux ans), a bénéficié de la collaboration de l’Armée de l’Air Portugaise, de la Garde Nationale Républicaine, de la Guardia Civil Espagnole et de la Gendarmerie Royale du Royaume du Maroc, une aéronef, de la résine de cannabis (haschisch) suffisante pour composer au moins un million de doses individuelles, un véhicule dans lequel la drogue saisie était transportée, divers équipements de communication et de navigation, une arme à feu et divers documents ont été saisis.
L’enquête se poursuit sous la direction de la Police Judiciaire, dans le cadre d’une instruction supervisée par le Département Central d’Investigation et Action Pénale (DCIAP).