La collecte sera reprise de manière « progressive » à partir de lundi, avec des réductions de 60 % pour les utilisateurs fréquents de véhicules légers et de 75 % pour le transport collectif, a indiqué Revimo dans un communiqué.
« Le paiement des péages garantit l’entretien des routes pour qu’elles restent sûres et bien entretenues », précise le communiqué.
La société Revimo a annoncé, le 25 janvier, qu’elle reprendrait la perception des péages suspendus dans le pays en raison des manifestations post-électorales.
L’annonce a suscité une indignation populaire, provoquant des blocages de routes et des dégradations des péages de Revimo.
Le 27 janvier, des centaines de manifestants ont occupé et bloqué les accès entre le péage et le pont de Katembe, coupant le trafic vers et depuis Maputo par des automobilistes en protestation contre le paiement.
La société sud-africaine Trans African Concessions (TRAC), concessionnaire de la route N4 reliant Maputo à la frontière de Ressano Garcia, a également repris la perception des péages le 23 janvier, ce qui a également suscité une indignation populaire.
Cette reprise a conduit des manifestants, le 29 janvier, à bloquer les accès de la N4 à Maputo, lors de manifestations qui ont entraîné la destruction d’une partie des installations de TRAC, près des péages de Maputo, y compris la destruction de deux véhicules.
Le Mozambique a connu, depuis octobre, un climat de forte agitation sociale avec des manifestations et des paralysies organisées par l’ancien candidat à la présidence Venâncio Mondlane, qui rejette les résultats électoraux du 9 octobre, donnant la victoire à Daniel Chapo.
Depuis le 21 octobre, début de ces manifestations, au moins 388 personnes ont perdu la vie, dont une vingtaine de mineurs, selon la Plateforme Decide, une organisation non gouvernementale mozambicaine qui surveille les processus électoraux.
Le gouvernement mozambicain a confirmé au moins 80 décès, ainsi que la destruction de 1 677 commerces, 177 écoles et 23 unités sanitaires pendant les manifestations.
Le 23 mars, l’opposant Mondlane et Chapo, Président déjà investi, se sont rencontrés pour la première fois et ont pris l’engagement de mettre fin à la violence dans le pays.