Recherches sur une indemnisation : TAP assure sa coopération avec les autorités

Recherches sur une indemnisation : TAP assure sa coopération avec les autorités

La TAP a affirmé aujourd’hui qu’elle collabore avec les autorités dans toutes les enquêtes et a refusé de commenter les processus judiciaires, après que le ministère public a annoncé des perquisitions dans la compagnie aérienne, liées à l’indemnisation de l’ancienne administratrice Alexandra Reis.

« La TAP ne commente pas les processus judiciaires et collabore toujours avec les autorités dans toutes les enquêtes », a réagi la compagnie aérienne, dans une déclaration écrite envoyée à Lusa.

La TAP est aujourd’hui l’objet de perquisitions en lien « avec l’octroi d’une indemnité lors de la démission d’une membre du Conseil d’administration et du Comité exécutif de la TAP », a annoncé le ministère public.

Les perquisitions concernent également un cabinet d’avocats à Lisbonne et « des recherches dans les équipements informatiques de la Secrétariat général du gouvernement », précise une note du parquet de la région de Lisbonne.

Il s’agit de soupçons concernant des crimes de gestion nuisible, réception ou offre indue d’avantage, participation économique à des affaires et abus de pouvoir.

En 2022, la TAP a été impliquée dans une polémique en raison du paiement d’une indemnité de 500 000 euros à l’administratrice de l’époque, Alexandra Reis, pour son départ de la compagnie, par accord mutuel entre les parties.

La TAP a publié, dans le Système de diffusion d’information (SDI) de la CMVM, le 4 février 2022, un communiqué informant que « nommée par les actionnaires précédents et à la suite de la modification de la structure sociétaire de la TAP, Alexandra Reis, membre du Conseil d’administration et du Comité exécutif de la TAP » avait présenté ce jour-là « sa démission de son poste », décidant de clore ce chapitre de sa vie professionnelle et « se lancer dans de nouveaux défis ».

La TAP et Alexandra Reis ont conclu un accord de résiliation de relations contractuelles, à l’initiative de la TAP, comme l’a ensuite expliqué la compagnie après la communication à la CMVM, qui impliquait le paiement d’une indemnité d’environ 500 000 euros à l’administratrice.

Cette affaire est devenue publique à un moment où Alexandra Reis était déjà secrétaire d’État au Trésor de l’équipe du ministre Fernando Medina et a conduit à la constitution d’une commission parlementaire d’enquête.