Promulguée loi qui élargit la planification à la santé sexuelle et reproductive

Promulguée loi qui élargit la planification à la santé sexuelle et reproductive

«Malgré l’ampleur et la spécification incomplètes et insuffisantes, le Président de la République a promulgué le décret qui étend le champ de la consultation de planification familiale pour englober la santé sexuelle et reproductive, modifiant la Loi n.º 3/84 du 24 mars», indique une note publiée sur le site de la Présidence.

 

Approuvé le 14 mars, ce décret résulte d’un texte final présenté par la Commission de la Santé, suite à un projet de loi du groupe parlementaire Livre.

L’initiative législative désormais promulguée souligne que l’État doit promouvoir la santé sexuelle et reproductive, en tenant compte de l’ensemble du cycle de la vie, et qu’un accès libre aux consultations dans ce domaine est garanti à tous, sans discrimination.

À cette fin, selon le texte final, l’État doit promouvoir la couverture progressive du territoire national avec des consultations gratuites dans les centres et postes de santé, ainsi que dans les services de gynécologie et d’obstétrique de tous les hôpitaux, avec un personnel dûment qualifié.

La loi prévoit également que les informations et les conseils aux usagers doivent être fournis de manière objective, scientifique, humanisée et non discriminatoire et que les professionnels de santé impliqués dans les consultations de santé sexuelle et reproductive et dans les campagnes de sensibilisation doivent être formés sur la non-discrimination, la sexualité, la puberté, les comportements à risque, la planification familiale, la fertilité, la procréation médicalement assistée, la ménopause et l’andropause.

Toujours dans le domaine de la santé, Marcelo Rebelo de Sousa a promulgué un autre décret de l’Assemblée de la République, également approuvé le 14 mars, qui élimine les positions rémunératoires intermédiaires des infirmiers.

«En soulignant le pas franchi, même s’il est limité, dans la correction des injustices relatives, le Président de la République a promulgué le décret qui élimine les positions rémunératoires intermédiaires des infirmiers, modifiant le Décret-Loi n.º 71/2019 du 27 mai et le Décret-Loi n.º 111/2024 du 19 décembre», indique la note.

Les députés ont approuvé le texte final de la Commission de la Santé, suite à une initiative législative du groupe Livre, qui a affirmé que, dans le cadre de la révision des carrières d’infirmiers, des positions intermédiaires ont été créées en 2019, entraînant des inversions salariales, avec des infirmiers plus qualifiés en positions inférieures à celles de collègues moins qualifiés.

De plus, cette situation a conduit à ce que certaines progressions de carrière soient affectées, ce qui a entraîné des augmentations salariales inférieures à celles qui auraient dû être appliquées, a justifié le groupe Livre dans son projet de loi.