Programme d’Infrastructures et d’Habitat absorbe la plus grande dotation budgétaire

Programme d'Infrastructures et d'Habitat absorbe la plus grande dotation budgétaire

Le financement national du programme s’élève à 4,9619 milliards d’euros, dont 1,028 milliard provenant des recettes fiscales. Le financement européen sera de 879,2 millions d’euros, dont 769,8 millions d’euros provenant du PRR.

Dans ce programme, se distinguent les projets relatifs aux concessions, à la construction, à la requalification et à la conservation du réseau ferroviaire et routier, sous la responsabilité d’Infraestruturas de Portugal, S.A. (IP), ainsi que le Programme d’Aide à l’Accès au Logement — 1º Direito et Habitation à coûts accessibles, géré par l’IHRU, I.P.

Dans le chapitre des investissements structurants de l’Administration Centrale, les dépenses de l’IHRU en logement atteignent, l’année prochaine, pratiquement 1,2 milliard d’euros. La plus grande part, environ 800 millions d’euros, est dédiée aux programmes de soutien à l’accès au logement.

Le parc public de logements à coûts accessibles reçoit 360 millions d’euros, le fonds de logement d’urgence un total de 28 millions d’euros, et la réhabilitation du parc de logements 10 millions d’euros.

L’existence d’une « grave crise du logement » est reconnue dans la proposition d’OE2026, et la solution proposée consiste à « freiner l’escalade des prix, qui passe surtout par une augmentation décisive de l’offre de logements. »

Pour corriger « le déficit de logement, alléger la surcharge des coûts du logement et garantir l’accès à un logement digne à un plus grand nombre de familles », le gouvernement annonce l’augmentation de l’offre de logements publics, avec un investissement prévu de 930 millions d’euros dans les programmes publics de promotion et de réhabilitation, destinés à couvrir 22 000 personnes. En complément, des biens publics (immobiliers et terrains) seront mobilisés pour des projets résidentiels.

La priorité de l’exécutif va à la réalisation de 59 000 maisons publiques, à la création de partenariats public-privé pour des biens de l’État vacants ayant une vocation résidentielle, par le biais de l’introduction sur le marché de packs de biens destinés aux investisseurs, notamment par la « concession » de ceux-ci, en commençant par les « biens libérés par la concentration des ministères et entités au Campus XXI. »

Une autre des mesures précédemment annoncées concerne le transfert de l’État aux municipalités de bâtiments pour rénovation et réhabilitation, suivie par leur attribution en location de logements publics, via une ligne de crédit de 1,34 milliard d’euros visant à créer 12 000 logements à prix abordable d’ici 2030.

En matière de licence d’urbanisme, le gouvernement s’engage à simplifier, réduire la bureaucratie et accélérer les processus.

Pour le marché locatif, le gouvernement promet de « réviser le régime de location urbaine », garantissant aux propriétaires la résiliation des contrats en cas de non-respect, de modifier les programmes de location, notamment la location à prix abordable, à travers le modèle de contrats d’investissement build-to-rent pour attirer l’investissement privé, de rationaliser tous les programmes publics d’aide au loyer.

L’exécutif reconnaît, dans la proposition budgétaire, que la pénurie du parc de logements est « un des plus grands fléaux du pays », et affecte particulièrement les plus jeunes. Pour faciliter l’accès au premier logement, l’IMT Jeune est maintenu, ce qui réduit les charges liées à l’achat d’une maison, ainsi que la garantie publique pour le Logement des Jeunes, qui facilite l’accès au crédit, et le programme Porta 65 est renforcé, ainsi que l’aide au logement étudiant pour réduire les barrières d’accès à l’enseignement supérieur.

Interrogé sur l’impact des mesures récemment annoncées pour le logement sur les comptes de l’État, lors de la conférence de presse sur la proposition d’OE2026 à Lisbonne, le ministre des Finances a répondu qu’elles « font l’objet de diplômes spécifiques qui iront au parlement » et que « en temps voulu », leurs impacts seront connus.

En tout cas, a souligné Miranda Sarmento, les mesures relatives à l’IRS n’auront d’impact qu’en 2027, lors de la présentation des déclarations de 2026.

[Mise à jour de l’actualité à 17h58]