Près de 60 infirmiers de l’Hôpital de Santo Tirso refusent de partir.

Le document du Syndicat Indépendant de Tous les Infirmiers Unis du Continent et des Îles (SITEU) a été remis aux ministères de la Santé et des Finances, ainsi qu’à la mairie de Santo Tirso et au conseil d’administration de l’Unité Locale de Santé (ULS) du Médio Ave, selon le communiqué de presse.

Dans ce document, les professionnels de santé exigent également la « garantie que l’hôpital restera sous gestion publique, totalement intégré au Service National de Santé (SNS) », ainsi que la « valorisation et la protection des conditions de travail des professionnels de santé qui y travaillent », concluant que « la santé est un droit inaliénable et ne peut être soumise à des intérêts privés ».

Pour les signataires, l’ULS du Médio Ave, qui est réparti dans les communes de Santo Tirso et Vila Nova de Famalicão, est « bien plus que la somme de ses parties, étant un modèle exemplaire d’intégration des soins de santé ».

« C’est aussi un important centre de formation dans diverses spécialités médicales et techniques, dont la continuité sera compromise si l’hôpital est retiré de la sphère publique », peut-on lire encore dans le document.

Le président de la mairie de Santo Tirso, Alberto Costa, a déclaré le 15 mars avoir reçu de la part de la ministre de la Santé, Ana Paula Martins, la garantie que l’Hôpital de Santo Tirso ne passera pas sous gestion privée avant les législatives.

Cette garantie de la ministre a eu lieu lors de la réunion que l’édile socialiste a eue la veille avec la gouvernante, et selon Alberto Costa, la ministre a affirmé qu’une étude est en cours sur le transfert de la gestion de l’hôpital local et qu’elle sera probablement prête seulement après les élections du 18 mai.

Au cœur de l’affaire se trouve l’annonce faite en décembre 2024 par le Premier ministre Luís Montenegro, selon laquelle l’unité de Santo Tirso passerait sous la gestion de la Santa Casa, une décision qui a suscité la polémique dans la commune du district de Porto, avec des mouvements sociaux et des partis politiques, à l’exception du PSD, se manifestant et exigeant le maintien de l’équipement dans le SNS.

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