Il s’agit, selon l’ANTEM, de « dizaines d’ambulances des corps de pompiers » qui circulent tous les jours au Portugal continental « sans que soient respectées les conditions légales relatives à la formation de leurs équipages », ce qui « compromet gravement la sécurité des patients et la qualité de l’assistance fournie dans le contexte pré-hospitalier ».
Selon l’association, la législation qui régule le transport des patients prévoit que l’équipage des ambulances de type B soit composé de deux membres avec une formation minimale homologuée par l’Institut National d’Urgence Médicale (INEM).
« Cependant, il est courant que les ambulances B soient opérées avec seulement un membre qualifié, qui est à la fois le conducteur, ou pire, avec des membres sans formation adéquate, mettant en danger non seulement les usagers, mais aussi les opérateurs eux-mêmes », a averti l’ANTEM dans un communiqué.
Les commandements et les directions des corps de pompiers justifient cette « action illégale » par l’impossibilité de refuser l’aide aux populations, a ajouté l’association, pour qui cet argument « ne peut pas être utilisé comme un bouclier pour maintenir un système qui, par manque de moyens humains et de planification, opère en claire infraction à la loi ».
« Le plus grave est que l’INEM, l’entité qui devrait assurer le strict respect de la législation et veiller à la qualité du système, semble détourner le regard », a déploré l’ANTEM, en soulignant que l’institut, au lieu d’assurer que les ambulances soient opérées par des équipes légalement qualifiées, « préfère inspecter les bandes réfléchissantes et les logos sur les véhicules, ignorant le véritable problème ».
« Il est urgent de réaliser un audit externe et rigoureux du Système Intégré de l’Urgence Médicale (SIEM) », qui inclut un ensemble d’entités coopérant dans le secours, comme l’INEM, la PSP, la GNR, les pompiers, la Croix-Rouge et les hôpitaux, a également défendu l’ANTEM, arguant que le « pays ne peut pas continuer à tolérer un système d’urgence médicale où l’improvisation et l’illégalité priment sur la sécurité, la légalité et la dignité des soins prodigués ».
L’agence de presse Lusa a demandé des clarifications à l’INEM sur cette situation, mais n’a pas encore reçu de réponse.