Plan de gestion de la Zone Spéciale de Conservation de Peneda/Gerês est en vigueur pour 10 ans

Conformément au décret, publié au Journal officiel, signé par les ministres adjoint et de la Cohésion territoriale, Manuel Castro Almeida, de l’Environnement et de l’Énergie, Maria da Graça Carvalho, et de l’Agriculture et des Pêches, José Manuel Fernandes, « le plan de gestion aura une durée de 10 ans ».

Le plan de gestion de la Zone Spéciale de Conservation (ZEC) Peneda/Gerês identifie les types d’habitats naturels et semi-naturels ainsi que les espèces de la flore et de la faune sauvages ayant une présence significative dans la ZEC Peneda/Gerês et adopte des mesures et actions complémentaires de conservation.

La ZEC Peneda/Gerês est située dans les municipalités de Montalegre, dans le district de Vila Real, de Terras de Bouro, Vila Verde, Amares et Vieira do Minho, dans le district de Braga, et à Arcos de Valdevez, Ponte da Barca et Melgaço, dans le district de Viana do Castelo.

L’exécution du plan de gestion fait l’objet d’un suivi tout au long de sa période de validité, sous l’égide de l’Institut de la Conservation de la Nature et des Forêts (ICNF).

« Le suivi est coordonné par l’ICNF avec la participation des autorités compétentes selon la matière, des administrations centrale et locale, des entités représentatives des agents et opérateurs des secteurs économique, social, de la société civile et des propriétaires, pertinents pour la réalisation des objectifs du plan », indique l’arrêté.

Le décret précise qu’une évaluation intermédiaire sera réalisée au cinquième anniversaire du plan, laquelle inclura un état des mesures mises en œuvre, un bilan des mesures achevées, des mesures en cours et des mesures non entamées.

« À la fin de sa période de validité, l’efficacité du plan de gestion doit être évaluée à travers une analyse croisée entre le degré de mise en œuvre des mesures de conservation et l’évolution de l’état des valeurs cibles. Pour cette évaluation, on met en relation les résultats finaux de l’exécution des mesures (via les indicateurs de réalisation) et l’accomplissement des objectifs de conservation (via les indicateurs de résultat) », peut-on lire dans l’arrêté.

Le 7 mai, le décret-loi concluant le processus de désignation de la ZEC de la Peneda/Gerês et établissant un régime juridique de protection et de conservation avait déjà été publié.

Ce décret vise à offrir un cadre légal pour une « protection spéciale » destinée à « maintenir ou rétablir l’état de conservation favorable des ‘habitats’ naturels ou semi-naturels et des populations des espèces sauvages ayant une présence significative dans cette zone, y compris la bonne condition écologique des biotopes utilisés par ces espèces ».

Le plan de gestion indique que cette ZEC, avec 89.574 hectares, « correspond à une vaste zone territoriale, qui englobe une série de massifs et reliefs granitiques ayant une profonde empreinte sur le paysage du nord-ouest péninsulaire, où les altitudes supérieures à 1300 mètres sont fréquentes ».

« Dans la ZEC Peneda/Gerês, on trouve une présence significative de 21 types d’habitat et de 27 espèces de la flore et de la faune. La ZEC revêt une importance particulière pour la conservation de 16 types d’habitat, huit espèces de la flore et 14 espèces de la faune, valeurs qui constituent des priorités de conservation et pour lesquelles des mesures de gestion plus urgentes sont imposées », ajoute-t-on.

Le document interdit « l’installation de nouvelles exploitations de dépôts et masses minérales et l’extension des existantes par l’augmentation de la superficie licenciée, ainsi que la prospection et la recherche de ressources géologiques ».

D’autre part, la « construction sur sol rustique » dans la ZEC est interdite, à l’exception « des infrastructures et équipements de soutien à la conservation de la nature, à la visite, au tourisme et aux activités agricoles ou forestières » ou « des équipements d’utilisation collective de nature publique et des infrastructures territoriales », entre autres.