Dans un communiqué diffusé en fin de journée, le président du tribunal de la Comarca d’Aveiro indique que tout au long de la journée, le premier témoin cité dans l’accusation (inspecteur de la PJ) a été interrogé, et que la session a été interrompue aux environs de 17h00.
Le procès de Fernando Valente, suspecté de meurtre et d’avoir dissimulé le corps de Mónica Silva, reprendra mercredi à 9h30, « avec l’interrogatoire des témoins suivants énumérés dans l’accusation, reprenant ainsi le programme prévu pour aujourd’hui [mardi] qui n’a pas pu être respecté », ajoute le juge Jorge Bispo.
Lors de la troisième session, devraient ainsi être entendus une inspectrice de la PJ et des membres de la famille de la victime, notamment la sœur jumelle et le père de la disparue.
Le départ de Fernando Valente du tribunal et son entrée dans le véhicule cellulaire ont été marqués par des moments de tension, avec la mère de Mónica Silva criant « assassin » et tentant de s’approcher de l’accusé, sans succès, en raison de l’intervention des agents de la PSP présents sur les lieux.
Le procès se déroule à huis clos, sans public ni journalistes, car la juge en charge du dossier a décidé d’exclure la publicité des débats pour protéger la dignité personnelle de la victime vis-à-vis des autres parties impliquées, notamment ses enfants.
Fernando Valente, qui a eu une relation amoureuse avec la victime, relation qui aurait abouti à une grossesse, est accusé des crimes d’homicide qualifié, d’avortement, de profanation de cadavre, d’accès illégitime et d’acquisition de fausse monnaie destinée à être mise en circulation.
L’accusé, actuellement en résidence surveillée, a été arrêté par la PJ en novembre 2023, plus d’un mois après la disparition de la femme de 33 ans, enceinte de sept mois.
Le ministère public accuse l’accusé d’avoir tué la victime et le fœtus qu’elle portait, dans la soirée du 3 octobre 2023, dans son appartement à Torreira, afin d’éviter d’être attribué la paternité et afin de bénéficier de son patrimoine.
L’accusation mentionne également que durant la nuit du 4 octobre et dans les jours suivants, l’accusé se serait débarrassé du corps de la victime en l’emportant là où personne n’a pu le retrouver jusqu’à présent.