Avec une proposition de budget (OE2026) renforcée par rapport à l’année précédente, le gouvernement présente les projets où il entend dépenser les 7,5 milliards d’euros destinés à l’Éducation et les près de quatre milliards destinés à l’Enseignement Supérieur, la Science et l’Innovation.
Ce sont 11,467 milliards d’euros pour « garantir l’égalité des chances dans l’accès à une éducation de qualité sur tout le territoire national, et générer et transformer le talent et la connaissance en valeur sociale et économique », selon la proposition présentée aujourd’hui au parlement.
Pour améliorer les apprentissages des élèves les plus jeunes, le gouvernement alloue 930 millions d’euros. Près de la moitié de cette somme (457 millions) servira à garantir l’inclusion et l’intégration des élèves, les immigrants étant l’une des cibles.
La proposition d’OE2026 rappelle l’augmentation progressive d’élèves étrangers dans les écoles portugaises, qui a atteint 157 000 l’année scolaire dernière, et souligne l’importance de leur apporter le soutien nécessaire pour qu’ils réussissent.
L’idée est d’augmenter le « pourcentage d’élèves étrangers nouvellement arrivés de pays hors de la CPLP avec l’accompagnement de médiateurs linguistiques et culturels », explique le document.
Mais il y aura aussi plus de psychologues dans les écoles, selon la proposition, qui alloue des fonds pour intégrer ces professionnels dans les équipes des établissements. Cette semaine, le ministre de l’Éducation a promis d’augmenter le ratio de psychologues, qui l’année prochaine devrait passer à un pour 700 élèves.
La réussite académique des élèves qui choisissent des cours professionnels et artistiques est également prévue, avec une somme de 422 millions, qui devrait être utilisée pour augmenter les taux de réussite des cours et des élèves qui accèdent à l’enseignement supérieur.
Mais l’amélioration des apprentissages concerne tous les élèves et le succès de certaines mesures sera mesuré, par exemple, à travers les résultats obtenus aux épreuves d’évaluation (MODA) des 4e et 9e années. La proposition d’OE2026 définit seulement qu’il y ait plus d’élèves avec de meilleurs résultats.
Le Ministère de l’Éducation, de la Science et de l’Innovation disposera encore de 6,2 milliards d’euros pour renforcer et attirer les ressources humaines, se concentrant par exemple sur les enseignants qui ont intégré par contrat mais qui n’ont pas enseigné l’année scolaire précédente. Mais cette somme servira aussi à renforcer les partenariats avec le secteur privé, coopératif, social et solidaire afin d’augmenter le pourcentage d’enfants inscrits en pré-scolaire à trois ans.
Pour l’enseignement supérieur, il y aura plus de 2,8 milliards d’euros pour des initiatives visant à réduire l’abandon scolaire, à augmenter le pourcentage d’adultes dans l’enseignement supérieur, à attribuer plus de bourses et à garantir plus de lits pour les étudiants en déplacement.
Le document rappelle que l’année scolaire prochaine un nouveau système d’action sociale devrait être lancé, qui « devrait considérer tous les coûts de fréquentation de l’enseignement supérieur, être transparent et efficace ».
L’accès au logement pour les étudiants en déplacement devrait aller « au-delà de la condition socioéconomique des étudiants, permettant de prendre en compte des situations de vulnérabilité économique non captées par les critères classiques d’attribution de bourses, promouvant une politique plus juste et inclusive, favorisant l’intégration et la réussite des élèves », indique la proposition d’OE2026.
Le gouvernement reconnaît l’importance de réviser le système d’action sociale et d’augmenter l’offre de résidences d’étudiants pour « contribuer à la réduction des coûts d’accès à l’enseignement supérieur, en particulier pour les familles à faible condition socioéconomique ».
Le nouveau modèle d’action sociale « doit garantir l’accès des étudiants à l’enseignement supérieur indépendamment de leur origine socioéconomique ».
