Ana Paula Martins a affirmé que le Service National de Santé (SNS) est une priorité du gouvernement dans le Budget de l’État pour 2026 (OE2026).
« Je voulais souligner l’augmentation des crédits pour les ressources humaines, non seulement pour soutenir ce qui a déjà été fait pour valoriser les carrières, mais aussi pour celles qui restent à valoriser », a déclaré la ministre aux journalistes, en marge d’un événement sur la santé mentale au Centre Culturel de Belém, à Lisbonne.
Selon la proposition de l’OE2026, les dépenses de personnel augmenteront de 5% l’année prochaine, atteignant un total de 7,767 millions d’euros, tandis que 7,914 millions d’euros seront réservés à l’acquisition de biens et services, soit une réduction de 10% par rapport à ce qui était prévu pour cette année.
La ministre a rappelé que l’augmentation des dépenses « inclut des suppléments ou des incitations associées au travail en équipe et à la production d’indicateurs basés sur la valeur, non seulement sur la production, mais aussi sur la qualité pour les personnes ».
Ana Paula Martins a ajouté que le renforcement budgétaire permettra de réduire la dépendance aux prestations de services externes, en privilégiant la création de modèles qui encouragent la stabilité des professionnels dans le SNS.
« C’est une option politique fondamentale que nous avons prise. Travailler davantage avec ceux que nous recrutons pour le SNS », a-t-elle conclu.
Le secteur de la Santé disposera l’année prochaine de plus de 17 milliards d’euros, ce qui représente une augmentation de 1,5% par rapport aux chiffres estimés pour 2025, selon la proposition de l’OE2026.
D’après la proposition de l’exécutif, le programme budgétaire pour la santé présente une dotation totale consolidée essentiellement répartie entre les dépenses de personnel (44,9%) et l’acquisition de biens et services (45,7%).
Sur le total des dépenses consolidées allouées au programme budgétaire, la majorité est financée par les impôts – 15,116 millions d’euros –, mais des recettes sont également prévues grâce à des transferts entre entités (239 millions d’euros) et des fonds européens (655 millions d’euros).
L’investissement, selon la proposition remise au parlement jeudi, représente 5,2% du budget total du secteur, avec les entités du Service National de Santé disposant d’environ 860 millions d’euros à cette fin pour l’année prochaine.
Le débat en général sur la proposition de budget de l’État aura lieu les 27 et 28 octobre, et le vote final global est prévu pour le 27 novembre.
