En avril 2025, les recettes fiscales cumulées du sous-secteur de l’État ont totalisé 17,410 millions d’euros. Ce montant a représenté une augmentation de 1,729,5 millions d’euros (+11%) par rapport à la même période de l’année précédente, selon la DGO.
Cette augmentation s’explique par la hausse des recettes de 548,5 millions d’euros (+9,4%) du côté des impôts directs, principalement soutenue par l’IRS, et par l’augmentation de 1,181 million d’euros (+12%) des impôts indirects.
La contribution de chaque impôt à cette augmentation est distincte. Ainsi, la recette de l’IRS a augmenté de 492,3 millions d’euros (+9,1%) et celle de l’IRC de 54,6 millions d’euros (+12%).
L’augmentation de l’IRS se compare à la hausse de 211,4 millions d’euros enregistrée lors des trois premiers mois de 2025, influencée par le rythme des remboursements.
Selon la synthèse de l’exécution budgétaire, jusqu’en avril, 402,2 millions d’euros d’IRS ont été remboursés, soit 215,8 millions d’euros de moins qu’à la même période de 2024.
Parmi les impôts indirects, les recettes de la TVA ont enregistré une hausse de 878,8 millions d’euros jusqu’en avril (+13,1%), cette performance étant « motivée en partie par la diminution des remboursements (-8,9%, -268,7 millions d’euros) » par rapport à la même période de 2024.
Parmi les impôts ayant connu les plus fortes augmentations de recettes figurent également l’ISP, avec 140,8 millions d’euros (+13,1%), et l’Impôt sur le Tabac, avec 113,9 millions d’euros (+32,6%), en termes annuels.
En excluant l’effet du report du paiement de la TVA (263,4 millions d’euros en avril 2025 contre 205,9 millions d’euros en avril 2024), « la recette de cet impôt augmente de 936,2 millions d’euros (+12,7%) en termes annuels », précise la DGO, ajoutant qu’en excluant cet effet et le paiement d’impôts différés en matière d’IRC en février 2024 (117 millions d’euros), les recettes fiscales affichent une croissance annuelle de 10,4% (+1,669,9 millions d’euros).