Selon une proposition du consortium composé des entreprises Mota-Engil, Teixeira Duarte, Alves Ribeiro, Casais, Conduril, et Gabriel Couto, responsables de la première section de la ligne ferroviaire à grande vitesse (Porto – Oiã), à laquelle l’agence Lusa a accédé, le consortium envisage de délocaliser la gare ferroviaire à grande vitesse de Gaia, de la zone de Santo Ovídio à celle de Vilar do Paraíso.
Cette modification, si elle est autorisée et approuvée par les Infraestruturas de Portugal (IP), impliquerait l’abandon du raccordement prévu à la ligne jaune, tant aux stations de métro D. João II (où un terminal routier était également prévu) qu’à celle de Santo Ovídio, lieu où les lignes à grande vitesse devaient converger avec les lignes jaune et rubis du métro de Porto.
En compensation, le consortium LusoLav propose la construction d’une extension de la ligne rubis, actuellement en construction, jusqu’à la nouvelle gare de Vilar do Paraíso, « avec la création d’une station intermédiaire à Laborim », peut-on lire dans la mémoire descriptive du projet consultée par Lusa.
Ainsi, pour atteindre la ligne jaune, les passagers devraient effectuer un voyage et un transfert, au lieu d’un accès direct à Santo Ovídio.
Les documents municipaux relatifs à la proposition mentionnent que « concernant le prolongement de la ligne rubis depuis la station de Santo Ovídio, il est important de relever que, compte tenu de la densité élevée et du chevauchement des infrastructures à cet endroit, cette œuvre apparaît comme étant très complexe, nécessitant de dévier l’accès routier vers l’ouest, au-dessus d’un talus paysager, ce qui entraînerait un impact négatif, compte tenu de la proximité des bâtiments résidentiels existants ».
Le LusoLav a également proposé « des coûts partagés entre le consortium (travaux lourds) et le métro de Porto (installation de la ligne et des équipements connexes) » pour la connexion à la possible nouvelle gare.
Les services municipaux ajoutent que, bien que la gare puisse être retirée de Santo Ovídio, entre les stations de métro actuelles Santo Ovídio et D. João II, « la municipalité devrait poursuivre le plan détaillé en cours d’élaboration pour le site ».
Selon une proposition conçue par l’architecte et urbaniste catalan Joan Busquets pour l’actuelle rotonde de Santo Ovídio, qui devait être le point de convergence des lignes à grande vitesse ferroviaires et des lignes jaune et rubis du métro de Porto, il est prévu une place de ‘kiss and ride’, c’est-à-dire de prise et de dépose de passagers.
Selon la version du plan de novembre 2023, Joan Busquets a fait une « proposition de pavage pour unifier l’espace urbain de Santo Ovídio », incluant l’actuelle rotonde, la partie supérieure de la future gare de la ligne rubis et une île de trafic située entre l’Avenida da República et la Rua de Soares dos Reis.
Le plan vise également à unir urbanistiquement la vieille chapelle de Santo Ovídio à la nouvelle église paroissiale, en utilisant un pavage unique entre les bâtiments, transformant l’espace qui est actuellement une rotonde encombrée avec sept confluences, en pratique, en une place.
Il était également prévu de créer une « grande place » près de la station de métro D. João II pour accueillir la gare ferroviaire à grande vitesse de Santo Ovídio, souterraine, ainsi qu’un terminal routier de grande capacité, pour les bus urbains et régionaux.
En plus de la « grande place » pour D. João II, le plan détaillé prévoyait la réduction de la prééminence routière de la Rotonde de Santo Ovídio, en la transformant en une place.
La proposition de modification de LusoLav sera soumise au vote lors d’une réunion extraordinaire de la mairie de Gaia qui se tiendra jeudi à 16h00, ainsi que lors d’une Assemblée municipale le même jour à 21h00.