Musique expérimentale en deux jours gratuits au Festival Les Siestes

Musique expérimentale en deux jours gratuits au Festival Les Siestes

L’événement, qui a vu le jour à Toulouse (France) en 2002 dans le but de « proposer aux jardins du monde entier une programmation d’entrée gratuite engagée pour l’avenir de la musique », a son édition 2025 promue par la Casa das Artes Bissaya Barreto.

 

Le programme du festival débute vendredi à 18h00 avec la DJ Son Objet, nom artistique de l’artiste visuelle Isabel Pereira, résidente à Porto, dont le travail « explore des sonorités étranges et expérimentales de l’univers DIY [acronyme anglais signifiant ‘do it yourself’, faites-le vous-même en français], qu’elle combine avec des compositions contemporaines hors du conventionnel », indique l’organisation.

Elle est suivie dans la programmation par la Française Vanessa Bedoret, résidente à Londres, artiste ayant un passé dans la musique classique et explorant les « productions expérimentales comme moyen de cristalliser ses expériences personnelles ».

Amuleto Apotropaico, Takkak Takkak et Beatrice M. sont les autres artistes au programme de vendredi : les premiers sont un duo formé par António Ferreira (batterie et électronique) et Francisco Pedro Oliveira (guitare, flûte et électronique), qui a développé « une façon d’exorciser les démons à travers un spiritualisme séculier enraciné dans les possibilités infinies du noise ».

Le projet Takkak Takkak, créé par le Japonais Shigeru Ishihara et l’Indonésien Mo’ong Santoso Pribadi, résulte en un « duo explosif forgé dans l’admiration des polyrythmes et du ritualisme qui induit des états de transe ».

Les artistes asiatiques, selon les promoteurs, « ont une énergie contagieuse et intrépide, mais avant tout sans compromis — ils sont sur scène pour s’amuser ».

Beatrice M. clôt le programme de vendredi avec un « mélange de sons syncopés provenant du Royaume-Uni, principalement le ‘dubstep' », ayant été considérée par le magazine de musique électronique Resident Advisor comme l’une des artistes promouvant le renouveau de ce style musical.

Samedi, le programme du Festival Les Siestes s’ouvre avec le trio I’A’V — initiales d’Inês Malheiro (voix), Arianna Casellas (violoncelle) et Violeta Azevedo (flûte) — qui présente « des chansons rêveuses se fondant dans un long poème volatile », avec une électronique « pleine d’arpèges, de textures vitrées et de ruptures ».

Il est suivi par l’Écossais Harry Górski-Brown, joueur de cornemuse, qui se consacre à transformer la musique traditionnelle par le biais du traitement électronique. Dans son dernier album, sorti en 2024, Harry Górski-Brown réinvente le folk gaélique avec voix, cornemuse, violon, orgue, ‘bouzouki’ (un instrument à cordes) et électronique.

À 20h00, le Jardin da Sereia accueille les Rat Section, un projet énigmatique de musique et de performance, actuellement basé à Londres, connu pour ses concerts chorégraphiés « et pour adapter les performances aux espaces où elles se déroulent ».

Le programme de samedi se clôt avec Loto Retina, « un voyage unique où vitesse, spontanéité et fantaisie convergent pour ravir le public », ainsi qu’avec la DJ néerlandaise Zohar, considérée comme « de plus en plus un pilier de la scène électronique aux Pays-Bas », où elle trace « un chemin musical diversifié et éclectique, dans lequel la centralité des basses fréquences et la tension rythmique peuvent être considérées comme des dénominateurs communs ».