Le plus grand projet de travaux publics jamais attribué par la mairie de Espinho est actuellement sous enquête par le ministère public (MP), et l’ancien cabinet de Luís Montenegro est l’un des accusés dans l’enquête criminelle, rapporte le Expresso, ce vendredi.
Selon ce journal, le projet en question concerne la requalification du canal ferroviaire d’Espinho, lancé sous l’administration du maire social-démocrate Joaquim Pinto Moreira, qui a dirigé la municipalité de 2009 à 2021.
Le responsable du projet est l’entrepreneur Alexandre Barbosa Borges, de Barcelos, propriétaire de l’entreprise SA (ABB), qui a été la seule société admise au concours, ayant présenté une offre inférieure de 7 000 euros au prix de base, alors que les offres des autres entreprises étaient, selon Expresso, « de 25,3 % à 40,5 % plus élevées ».
Adjudiqué en avril 2017 pour un montant de 12,4 millions d’euros, ce projet est connu sous le nom de ReCaFe. Cependant, si l’entrepreneur gagne les deux actions administratives actuellement en cours devant le tribunal contre la municipalité, le projet pourrait connaître un dérapage final de 73,2 %, soit environ 9 millions d’euros de plus que prévu.
L’enquête criminelle a débuté, encore selon la même publication, suite à une dénonciation anonyme, déposée en janvier 2023.
La période sous investigation du MP couvre le temps pendant lequel SP&M a fourni des services à la municipalité (entre 2014 et 2021) et durant lequel le premier ministre était encore l’un des principaux associés du cabinet.
D’ailleurs, selon l’Expresso, SP&M a produit plusieurs avis juridiques, au nom de la mairie, pour résoudre les conflits survenus entre l’équipe de surveillance des travaux et ABB. Certains de ces avis étaient favorables aux intérêts de l’entrepreneur, y compris un envoyé par Luís Montenegro, en mai 2020.
À Notícias ao Minuto, le Bureau du Procureur Général de la République (PGR) a confirmé qu’il y a une enquête « en cours au DIAP Regional de Porto », qui « n’a pas de prévenus constitués » et est « soumise au secret de l’instruction », par conséquent, il n’est pas « possible de fournir plus de détails » à ce sujet ou de confirmer tout nom.