Mort de la femme enceinte de Murtosa : Au 3e jour, la famille a ‘fixé’ le procès.

« Tout au long de la journée, certaines des témoins citées dans l’accusation (familles de la victime) dont l’interrogatoire était prévu pour ce jour ont été entendues », indique un communiqué du juge président de la Comarca d’Aveiro diffusé en fin d’après-midi.

 

Dans la matinée, ont été entendus le père et la sœur cadette de Mónica Silva. Cette dernière a continué à être entendue l’après-midi, suivie par les témoignages de la mère, de la cousine et d’une nièce de la victime, qui continuera d’être entendue jeudi.

Pour la session de jeudi, selon le communiqué du juge Jorge Bispo, est toujours prévue l’interrogation des témoins cités dans l’accusation qui étaient prévus pour cette journée, « afin de respecter la planification initiale ».

Le juge président de la Comarca d’Aveiro précise également que les témoins de l’accusation que le tribunal n’a pas pu entendre aujourd’hui ont été reportés à lundi.

Grávida da Murtosa. Pai e irmã prestam
Crédit Photo: Lusa | 13:41 – 21/05/2025

Le troisième jour du procès pour le meurtre de Mónica Silva a commencé aujourd’hui au Tribunal d’Aveiro avec les témoignages « émouvants » du père et de la sœur cadette de la femme enceinte de Murtosa, disparue depuis octobre 2023.

Lusa | 13:41 – 21/05/2025

Il est indiqué dans la même note que l’interrogatoire des témoins cités dans l’accusation qui n’ont pas pu être entendus mardi, notamment une inspectrice de la Police Judiciaire et la sœur jumelle de Mónica Silva, « sera programmé ultérieurement ».

Fernando Valente, l’homme soupçonné d’avoir tué et caché le corps de Mónica Silva, est jugé par un tribunal d’assises, composé de trois juges de carrière et de huit jurés.

L’accusé, actuellement en résidence surveillée, est inculpé pour les crimes d’homicide qualifié, avortement, profanation de cadavre, accès illégitime et acquisition de fausse monnaie destinée à la mise en circulation.

Le procès se déroule à huis clos, sans la présence du public et des journalistes, car la juge au dossier a décidé d’exclure la publicité de l’audience de jugement et des autres actes procéduraux, pour protéger la dignité personnelle de la victime face aux autres intéressés, notamment ses enfants.

L’accusé, qui avait une relation amoureuse avec la victime ayant abouti à une grossesse, a été arrêté par la Police Judiciaire (PJ) en novembre 2023, plus d’un mois après la disparition de la femme, âgée de 33 ans et enceinte de sept mois.

Le ministère public accuse l’accusé d’avoir tué la victime et le fœtus qu’elle portait, dans la nuit du 3 octobre 2023, dans son appartement à Torreira, pour éviter que lui soit attribuée la paternité et qu’ils bénéficient de son patrimoine.

Il est également indiqué dans l’accusation que pendant la nuit du 4 octobre et les jours suivants, l’accusé aurait fait disparaître le corps de la victime, le transportant vers un lieu inconnu, le cachant et empêchant qu’il soit retrouvé jusqu’à aujourd’hui.