Ministre disponible pour parler aux médecins de la loi contre la violence obstétrique.

« Je recevrai toujours l’OM. C’est absolument clair et j’écouterai ce qu’elle a à dire. C’est une question de réserve de l’Assemblée, mais nous écouterons certainement », a souligné la ministre, lors de déclarations aux journalistes à Évora.

 

Ana Paula Martins a indiqué que le ministère est « toujours ouvert à comprendre les arguments des professionnels », reconnaissant que les questions relatives aux domaines maternel et obstétrical sont « très techniques ».

« Nous écouterons, mais je ne peux rien dire de plus. Nous n’avons même pas encore parlé avec l’OM », a-t-elle ajouté.

Jeudi, le président de l’OM, Carlos Cortes, a révélé qu’il avait demandé une « réunion d’urgence » avec le ministère et qu’un observatoire allait être créé sur la loi régissant les droits pendant la grossesse et l’accouchement.

« Pour l’instant, nous allons demander une réunion d’urgence avec la ministre de la Santé [Ana Paula Martins] (…) pour transmettre les conclusions de cette réunion », a déclaré Carlos Cortes après s’être réuni avec des collèges et sociétés médicales liés aux soins de grossesse, d’accouchement et aux enfants.

Selon le président, il a été possible d’arriver à « un consensus très important » concernant la défense de la révocation de la loi.

« C’est une loi mal conçue du point de vue technique, une loi discriminatoire, une loi avec d’énormes insuffisances et elle est persécutrice et punitive. Elle met des professionnels contre des professionnels et des femmes enceintes également contre des professionnels de santé. Ce n’est pas l’environnement que nous souhaitons », a-t-il souligné.

La loi est entrée en vigueur à la fin du mois de mars, après avoir été approuvée au parlement le 14 mars, et crée des mesures d’information et de protection contre la violence obstétricale, ainsi qu’une commission pluridisciplinaire pour les droits pendant la grossesse et l’accouchement.

Carlos Cortes a également déclaré qu’un observatoire indépendant sera créé pour analyser les expériences négatives et « proposer des interventions concrètes et immédiates aux services, aux maternités et au ministère ».