Mário Machado arrêté après des affrontements entre manifestants à Lisbonne

Des affrontements physiques et des jets d’objets, y compris des bouteilles en verre, ont été enregistrés vers 17h00 entre les groupes antagonistes.

 

Ces affrontements ont une nouvelle fois contraint la police à intervenir pour disperser l’agitation qui s’est installée, avec des épisodes de violence entraînant des personnes blessées.

Du côté des mouvements Habeas Corpus et 1143 et du parti Ergue-te, on scandait « Salvation », tandis que de l’autre côté, on entendait « 25 avril toujours, fascisme plus jamais ».

Auparavant, la police avait déjà procédé à deux arrestations, dont celle du leader du parti Ergue-te, Rui Fonseca e Castro.

Mário Machado a plusieurs condamnations à son actif.

Au début d’avril, le Tribunal constitutionnel a refusé d’examiner le recours du procès dans lequel Mário Machado a été condamné à deux ans et dix mois de prison ferme pour avoir, en 2022, incité sur Twitter (actuel X) à la « prostitution forcée » de femmes de partis de gauche.

Après les affrontements ayant conduit à l’arrestation de Mário Machado, environ une cinquantaine d’éléments de la PSP ont formé un cordon de sécurité séparant les groupes antagonistes. Les partisans des mouvements d’extrême droite se sont rassemblés près du Largo de São Domingos, tandis que les manifestants antifascistes, y compris ceux qui venaient du défilé à l’Avenida da Liberdade, se trouvaient du côté de la Praça do Rossio.

Présent à l’action des mouvements d’extrême-droite était également José Pinto Coelho, ancien président du PNR – Partido Nacional Renovador, actuel Ergue-te.

Défendant « l’âme portugaise », les partisans d’extrême droite ont affirmé, en référence à l’augmentation de l’immigration: « Si nous ne nous unissons pas, le Portugal va disparaître ».

Ces manifestants se sont également plaints de l’intervention de la PSP, affirmant avoir été agressés « sans justification » et montrant les marques sur leur corps comme preuve de l’impact des matraques de la police.

Ils ont également contesté l' »expulsion » de la Praça do Martim Moniz, où ils prévoyaient de tenir leur action et où une concentration antifasciste a eu lieu, vers le Largo de São Domingos, minimisant l’absence d’autorisation de la part de la PSP et de la Mairie de Lisbonne, affirmant qu’il s’agissait d' »une rencontre nationaliste ».

Vers 17h30, le cordon policier avait déjà été retiré, mais plusieurs dizaines de policiers restaient sur place.

Le parti Ergue-te et le mouvement Habeas Corpus, avec le soutien du groupe d’extrême droite 1143, avaient annoncé une manifestation avec « cochon à la broche » au Martim Moniz, à partir de 15h00 ce vendredi, jour férié du 25 avril 1974 – Révolution des Œillets.