L’OPEP maintient une augmentation de 1,31 % de la demande de pétrole en 2026.

L'OPEP maintient une augmentation de 1,31 % de la demande de pétrole en 2026.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) base son optimisme sur la prévision d’une croissance économique mondiale « stable » et « robuste », qu’elle maintient à 3% pour cette année et à 3,1% pour 2026.

Dans son analyse mensuelle du marché, l’OPEP maintient également sa prévision du mois précédent concernant la demande de pétrole brut pour cette année : 105,14 millions de barils par jour, soit une augmentation de 1,25% par rapport à 2024.

L’OPEP affirme que les tensions liées à la politique tarifaire du Président américain, Donald Trump, ont diminué grâce aux accords avec des partenaires comme le Royaume-Uni, l’Union européenne ou le Japon, ainsi qu’à la trêve commerciale d’un an conclue entre les États-Unis et la Chine.

En outre, l’OPEP s’attend à ce que la consommation des ménages reste stable et que les dépenses publiques, par exemple dans les infrastructures en Allemagne ou la défense à travers l’Europe et au Japon, soient des facteurs soutenant la croissance économique en 2025 et 2026.

Cependant, le rapport met en garde contre certains problèmes commerciaux et défis géopolitiques, ainsi que contre les effets du prolongement du ‘shutdown’ du gouvernement américain et la performance de la dette américaine, qui sont des éléments à surveiller quant au développement de l’économie.

L’OPEP a légèrement revu à la baisse, par rapport au rapport du mois précédent, la demande de pétrole de ses douze pays membres ainsi que de plusieurs alliés, dont la Russie (OPEP+), qu’elle estime désormais à 42 millions de barils par jour en 2026, ce qui signifie que cette alliance contrôlera environ 40% du marché.

Par pays, bien que les États-Unis continuent d’être le plus gros consommateur de pétrole en 2026 (20% du total mondial), ce sont la Chine, l’Inde et d’autres nations en développement de l’Asie qui enregistreront la plus forte augmentation de la demande.

En Chine et en Inde, on prévoit que la demande soit stimulée par l’augmentation des revenus et de la consommation des ménages ainsi que par les dépenses publiques, dans un contexte de faible inflation.

D’autre part, les pays riches d’Europe ne consommeront qu’entre 0,2% et 0,3% de pétrole de plus qu’en 2025 et 2026.

L’OPEP prévoit, par exemple, des baisses de la demande de diesel et de mazout lourd pour l’industrie et le transport maritime, dues à la faible activité industrielle et aux politiques environnementales.

En ce qui concerne l’offre de pétrole brut des pays non membres d’OPEP+, l’Amérique latine est la région où l’extraction augmentera le plus, d’environ 5,7%.

L’OPEP prévoit que la production au Brésil augmente en 2026 d’environ 200 000 barils par jour, pour atteindre une moyenne de 4,5 millions de barils par jour.

Les douze pays de l’OPEP ont produit en octobre dernier, selon des sources indépendantes, 28,4 millions de barils par jour, qui, ajoutés à la contribution de dix autres grands producteurs alliés, ont atteint 43 millions de barils par jour.

Parmi ces pays, on note l’augmentation de la production de 47 000 barils par jour de la part de la Russie entre septembre et octobre, soit une hausse de 0,5%.