Loi du travail. Gouvernement, employeurs et syndicats (sans CGTP) se réunissent mercredi.

Loi du travail. Gouvernement, employeurs et syndicats (sans CGTP) se réunissent mercredi.

Une source officielle du ministère du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale (MTSS) a confirmé à Lusa que l’exécutif a convoqué les partenaires sociaux pour une réunion le 18 février à 15h00, au ministère, à Lisbonne.

La rencontre devrait se tenir avec la présence des quatre confédérations patronales et de l’Union générale des travailleurs (UGT), sans l’autre centrale syndicale siégeant à la Commission permanente de concertation sociale (CPCS), la Confédération générale des travailleurs portugais (CGTP).

Bien que le ministère du Travail n’ait pas précisé quels partenaires ont été invités à la réunion présidée par Maria do Rosário Palma Ramalho, une source de la CGTP a confirmé à Lusa que la CGTP n’avait pas été convoquée pour cet événement.

En plus de l’UGT, devraient être présents la Confédération des entreprises du Portugal (CIP), la Confédération du commerce et des services du Portugal (CCP), la Confédération des agriculteurs du Portugal (CAP) et la Confédération du tourisme portugais (CTP).

La tenue de la réunion a d’abord été rapportée par le journal Expresso.

La rencontre fait suite à d’autres réunions que le ministère dirigé par Palma Ramalho a organisées au niveau technique avec des représentants des organisations patronales et avec l’UGT concernant le paquet de réformes du travail.

Le projet de réforme, intitulé « Trabalho XXI », a été présenté par le gouvernement de Luís Montenegro (PSD et CDS-PP) le 25 juillet 2025 et est toujours en discussion dans le cadre de la Concertation sociale, avant que l’exécutif ne soumette une proposition de loi au parlement.

Les modifications proposées ont reçu un rejet des centrales syndicales, qui considèrent ces changements comme une attaque contre les droits des travailleurs et ont avancé ensemble pour une grève générale le 11 décembre 2025.

Les confédérations patronales ont salué la réforme, bien qu’elles estiment qu’il y a place pour des améliorations.

Face aux critiques de la CGTP et de l’UGT, l’exécutif a remis à l’UGT une nouvelle proposition intégrant certaines concessions, mais a réitéré qu’il n’est pas disposé à retirer l’ensemble de l’initiative, ni à abandonner les éléments clés des modifications annoncées.

L’UGT a soumis une contre-proposition au gouvernement le 04 février, insistant sur le fait que la centrale « a des lignes rouges » et que certaines mesures sont inacceptables, comme « comme la banque d’heures, les contrats à terme, les licenciements, le ‘outsourcing’ [externalisation de services], la transmission d’établissement, le travail non déclaré, la négociation collective, la grève ou l’activité syndicale en entreprise ».

Parmi les principales modifications prévues dans le projet, on trouve le retour de la banque d’heures individuelle (permettant d’augmenter la durée de travail de deux heures par jour par accord entre travailleurs et entreprises), des changements dans les contrats de travail à durée déterminée et indéterminée, des modifications dans d’autres régimes de contrats de travail, la fin des restrictions à l’externalisation après des licenciements, et la fin de la période d’essai de 180 jours au premier emploi.

Le projet inclut également, entre autres, un ajustement des règles de définition du télétravail, la possibilité pour les travailleurs de demander jusqu’à deux jours de congés supplémentaires non rémunérés, l’élargissement des services minimums en cas de grève à davantage de secteurs, la définition du congé parental à six mois partagé entre les parents, des modifications des règles relatives à l’allaitement et des changements dans l’allocation parentale.