Le Président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, a commenté ce mardi 12 août depuis Monte Gordo, en Algarve, où il est en vacances, le rejet de la loi sur les étrangers par le Tribunal constitutionnel (TC) et la décision du Gouvernement d’aller de l’avant quand même.
« On ne doit pas commenter les décisions judiciaires. Je pense que c’est la 11e fois que j’ai fait une demande au Tribunal constitutionnel. Parfois les doutes ont été considérés comme existants, d’autres fois non. Et je respecte toujours parce que mon objectif n’est pas d’être ici dans un match de football pour voir qui gagne. Si c’est le tribunal, si c’est le Président, si c’est l’Assemblée de la République, si c’est le Gouvernement. Non », a déclaré le Chef de l’État.
La question ici, selon Marcelo Rebelo de Sousa, « est qu’il y avait beaucoup d’interprétations différentes, beaucoup ». « Des cabinets d’avocats qui disaient qu’ils allaient auprès des tribunaux parce que l’interprétation était une, d’autres, autre chose. Contrairement à ce que les gens pensent, la situation couvrait des domaines très divers car quand on parle d’immigrants, il y a beaucoup d’immigrants », a-t-il souligné, en rappelant les diverses nationalités qui vivent au Portugal.
« Mon idée est de créer de la certitude », a-t-il assuré, en justifiant l’envoi de la proposition de loi au Tribunal constitutionnel. « Ce ne peut pas être chaque tribunal qui a une décision complètement différente. Un pense d’une manière, un autre pense autrement. Parmi les demandes que j’ai faites, le Tribunal constitutionnel a dit: ‘regardez, pour trois, vous n’avez pas raison, pour les cinq autres vous avez raison en ces termes et c’était convenu. À l’avenir, une fois que l’Assemblée de la République aura pris en considération le jugement du Tribunal constitutionnel, il sera plus facile que tous les tribunaux qui doivent examiner des dizaines ou centaines de cas disent: ‘regardez, l’interprétation est celle-ci’ et suivent le Tribunal constitutionnel », a-t-il conclu.