L’AIL considère que « les récentes mesures fiscales annoncées par le gouvernement sont clairement insuffisantes face aux niveaux des loyers pratiqués et demandés par les propriétaires, dans une spirale croissante qui semble incontrôlable. »
La récente « théorie du loyer modéré » (jusqu’à 2 300 euros par mois) indique, pour les locataires, « une impulsion pour la hausse des loyers résultant de l’avantage fiscal qui leur sera accordé au niveau de l’IRS », notamment la réduction de 25% à 10% du taux libératoire pour les loyers de ce montant mensuel, et la baisse de la TVA à 6% sur les travaux réalisés dans les biens loués.
Considérant que l’augmentation, pour les locataires, de la limite de déduction fiscale des loyers de 600 à 900 euros annuels leur est « clairement défavorable », l’AIL insiste sur la nécessité d’améliorer la proposition lors de la discussion parlementaire du budget d’État pour 2026 (OE2026).
Parmi les mesures proposées figure l’extension de cette déduction fiscale à « tous les loyers résidentiels », indépendamment de l’année de signature du contrat ou du montant du loyer, « car il n’est pas acceptable » de maintenir « la discrimination relative aux loyers des contrats signés avant 1990 », eux aussi mis à jour annuellement.
Mettre à jour le montant de cette déduction fiscale de 15% actuellement à un minimum de 20%, augmenter la limite de déduction à deux fois la valeur de l’indice de soutien social (IAS) qui sera approuvé pour 2026, et permettre la déduction des dépenses liées aux travaux en remplacement des propriétaires, lorsqu’elles sont autorisées par ces derniers, sont les trois autres mesures défendues par l’AIL.
